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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 13:16

Kia Cee'd 01-copie-1Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre... On le sait, Kia et Hyundai font partie du même groupe coréen... Hyundai-Kia. Travaillant, ça va de soi, en très étroite collaboration. Il en va ainsi de la Kia Cee’d, sœur -presque- siamoise, mais pas totalement jumelle de la Hyundai i30. Parce que chez Kia, tout révérence gardée, on se la joue perso et on se tire la bourre sans complexe avec la marque mère. Avec ses arguments propres et une offre décalée, qui rendent la Cee’d attractive. Et originale...

Par Jean-Michel Cravy

 

Inutile de tourner autour du pot : la Kia Cee’d et la Hyundai i30 (dont nous vous avons récemment proposé l’essai) sont bel et bien issues de la même matrice. Et bien plus proches esthétiquement que ne le sont par exemple une Citroën C3 et une Peugeot 208. Il suffirait de mettre les deux coréennes côte à côte, ou face à face, pour s’en convaincre. L’une et l’autre sont issues des mêmes bureaux d’études (situés en Allemagne, notons le), sur une même nouvelle plateforme, et sur un même cahier des charges qui entend prendre en compte les besoins spécifiques des consommateurs... européens. La seule vraie différence technique est que la i30 est fabriquée en République tchèque, tandis que la Cee’d l’est, elle, en Slovaquie, près de Zilina, dans une usine ultra moderne., propre comme un sou neuf.

Kia Cee'd 08

Sur le plan visuel, si les silhouettes générales (inscrites dans un gabarit de 4,31 m de long, et plus ramassé en hauteur que les précédentes générations) sont bien identiques, on notera quand même quelques différences qui confèrent à chacune sa propre personnalité. Outre sa calandre caractéristique signant l’identité de la marque, la Kia Cee’d arbore des flancs plus lissés, moins creusés, plus conservateurs dira t-on, que ceux de la Hyundai i30.

Kia Cee'd 07De même à l’intérieur, la planche de bord de la Cee’d présente un dessin très convenu, à la mode japonaise d’il y a quelques décennies qui génère un sentiment dubitatif, accentué par la profusion de boutons et de commandes dispersées partout sur la façade et le volant. Alors que dans la i30, la présentation est beaucoup plus moderne, épurée, rehaussée de touches façon alu, plus facile à appréhender.

Kia Cee'd 11Pour ma part (mais ce n’est qu’un avis personnel, hein ?), je me verrais bien acquéreur d’une Cee’d, avec sa fort jolie calandre, dotée du tableau de bord de la i30, avec des flancs redessinés à mi chemin de ceux de l’une et de l’autre. C’est pas possible ? Ah, dommage ! Va donc falloir faire un choix, forcément cornélien ?

 

Justement, au delà de ces différences de style et de personnalité esthétique dont chacun jugera en son âme et conscience, cette Kia Cee’d se présente sur le marché français, malgré une presque parfaite identité technique, avec des arguments qui lui sont propres et à même, éventuellement, de faire la différence.

Kia Cee'd 02-copie-1

D’abord l’offre en motorisations de la Kia est plus large que pour la Hyundai. Elles ont bien en commun le 1.4 essence 100 ch, les diesels 1.4 CRDI 90, 110 et 128 ch, mais la Cee’d y ajoute le 1.6 GDI à injection directe de 135 ch, en versions BM6 et DCT6. Une initiative à souligner, même si, on le sait, les consommateurs français ne sont guère friands de moteurs à essence. Au moins, l’offre a le mérite d’exister...

 

Et puis quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les tarifs Kia sont plus agressifs, et plus découplés, que ceux de Hyundai. Par exemple les deux finitions de la Cee’d 1.4 essence 100 ch (Motion et Style) sont facturées une poignée d’euros de moins que leur équivalent chez Hyundai. Ce n’est pas décisif ? D’accord. Voyons alors la 1.4 CRDi, un diesel de 90 chevaux qui devrait attirer bon nombre d’amateurs : alors que la Hyundai i30 est proposée en une seule finition à 20 300 €, sa consoeur Cee’d est offerte en deux présentations, respectivement facturées 18 590 et 19 590 €. Alléchant, non ?

Kia Cee'd 06-copie-1

Du côté de la 1.6 CRDi 110 chevaux (qui pour notre part a notre préférence pour son bon compromis prestations/prix), là Kia fait presque l’impasse en ne proposant cette motorisation « centrale » et surtout stratégique qu’en une seule présentation (à 20 990 €), tandis que Hyundai déploie son offre en trois finitions, tarifées entre 20 700 et 23 900 €. Soit quand même sensiblement plus cher.

 

On l’aura compris (et on pourrait multiplier à l'envi les exemples sur d’autres motorisations), la politique tarifaire de Kia pour sa Cee’d est sensiblement plus agressive que celle de Hyundai pour sa i30, positionnée un poil plus haut en gamme. De l’art de démultiplier l’offre entre deux marques du même groupe pour couvrir le maximum de marché possible ? Ou bien rivalité interne, dans un pur esprit de saine compétition ? Nul ne peut réellement savoir, les voies du marketing étant impénétrables pour les commentateurs/exégètes que nous sommes... 

Kia Cee'd 03-copie-1

Bon, c’est pas tout ça, mais quelle motorisation de la Kia Cee’d préconisons-nous plus particulièrement ? A l’essai de différentes versions, nous n’avons pas changé d’avis par rapport à nos impressions notées avec la... Hyundai i30, encore elle !

Kia Cee'd 05-copie-1Pour notre part, le meilleur compromis (dans l’état actuel des choses en matière de coût d’usage et d’agrément d’utilisation) reste à nos yeux la version 1.6 CRDi 110 (moyennement performante, mais assez douce à l’usage, et dotée d’un stop & start, fort utile en ville pour économiser un peu de gazole et polluer un poil moins), sous la réserve qu’elle n’est proposée qu’en une seule finition (style), et c’est un peu dommage. Un déploiement plus large de son offre en termes d’équipements aurait pu la rendre encore plus attractive en prix pour les budgets serrés. Mais cette Cee’d diesel 110 ch restera en tout état de cause plus abordable que sa sœur (ennemie ?) Hyundai i30, d’autant plus que Kia continue de surfer sur sa fameuse garantie de 7 ans, à laquelle s’ajoute désormais une intéressante offre de maintenance « tout compris » pour 1 euro par mois. Après, des goûts et des couleurs, c’est une question d’appréciation, et d’envie.

 

Kia-cee-d-SW--2-.jpgKia-cee-d-SW--3-.jpg

Et puis, au delà du break Cee’d SW désormais commercialisé, Kia nous prépare pour le début 2013 un coupé trois portes baptisé Pro Cee’d, qui sera officiellement présenté au tout prochain Mondial de l’Automobile de Paris. Kia Pro Cee'd 1Il y en aura pour tout le monde...

J.-M. C.

 

Kia Cee'd 10Kia Cee’d 2012

Les motorisations

essence

1.4 100 ch BVM6 (Motion : 16 590 €, Style : 17 590 €)

1.6 GDI 135 ch BVM6 (Active : 19 890 €, Premium : 21 890 €)

1.6 GDI 135 ch DCT6 à double embrayage (Premium : 23 190 €)

diesel

1.4 CRDi 90 ch BVM6 (Motion : 18 590 €, Style : 19 590 €)

1.6 CRDi 110 ch BVM6 (Style : 20 990 €)

1.6 CRDi 128 ch BVM6 (Active : 22 090 €, Premium : 24 090 €)

1.6 CRDi 128 ch BVA6 (Active : 23 290 €, Premium : 25 290 €)

 

Les finitions

Motion : six airbags, ABS, contrôle de stabilité, aide au démarrage en côte, vitres électriques avant, climatisation manuelle, radio/lecteur CD et MP3 avec commandes au volant (gainé cuir, comme le levier de vitesses).

Style : jantes alliage 16 pouces, phares antibrouillard, régulateur/limiteur de vitesse, système BlueTooth

Active : climatisation automatique bi-zone, dégivrage de pare brise, lève vitres arrière, allumage automatique des feux, rétroviseurs rabattables électriquement, radar de parking arrière.

Premium : jantes alliage 17 pouces, capteur de pluie, démarrage sans clé, toit panoramique ouvrant électriquement,

 

Kia Cee'd 09Les options

Peinture métallisée : 500 €

Système de navigation Europe, caméra de recul (Active, Premium) : 990 €

Pack Confort sur Style (allumage automatique des phares, lève vitres électriques arrière, radar de parking arrière) : 300 €

Pack EcoDyamics sur Style (stop & start, jantes acier 15 pouces, pneus à faible résistance au roulement : gratuit

Pack Visio sur Active : capteur de pluie, toit panoramique ouvrant électriquement : 800 €

Pack Eco sur Active : système Stop & Start sur 1.6 CRDi 128 ch : 300 €

Pack Intense sur Premium : compteur « Supervision » haute résolution, sellerie cuir avec surpiqures, pédalier « alu » : 1 000 €

Pack Ultimate sur Premium : système actif d’aide au stationnement, projecteurs au Xénon directionnels, radar de parking avant, siège conducteur à réglages électriques : 2 800 €

 

 

Kia cee'd SW (1)Kia Cee'd SW 2012

Les motorisations, les tarifs

essence

1.6 GDi 135 ch BVM6 (Style : 20 390 €, Active : 21 490 €, Premium : 23 490 €)

1.6 GDi 135 ch DCT6 (Premium : 24 590 €)

diesel

1.4 CRDi 90 ch (Style : 20 990 €)

1.6 CRDi 110 ch BVM6 (Style : 22 390 €)

1.6 CRDi 110 ch BVA6 (Style : 23 590 €)

1.6 CRDi 128 ch BVM6 (Active : 23 490 €, Premium : 25 490 €)

1.6 CRDi 128 ch BVA6 (Active : 24 690 €, Premium : 26 690 €)

 

Cet article vous est proposé en partenariat avec les rubriques

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Published by Jean-Michel Cravy - dans Essais coréennes
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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 15:51

Hyundai i30 14La première i30 avait à peine cinq ans qu’elle est déjà envoyée à la retraite par une toute nouvelle génération. Le but ? Conquérir des positions, bien sûr, sur un marché particulièrement disputé où les européennes tiennent le haut du pavé. Les moyens ? Bien que coréenne de nationalité, cette nouvelle i30 est conçue et fabriquée en Europe. Sur un cahier des charges européen...

Par Jean-Michel Cravy

 

Elle ne manquait pas de qualités, la Hyundai i30 première du nom. Sérieusement construite, comme souvent les coréennes, bien équipée aussi, solidement garantie. Que lui manquait-il ? Un peu de caractère peut-être pour émerger d’une offre pléthorique dans le segment des berlines compactes, où le constructeur coréen ne détient que 4 % de parts du marché européen alors qu’il est sensiblement mieux placé au plan mondial. Alors, pas question de se contenter de rafraîchir la i30 lancée en 2007 pour l’adapter au style extraverti désormais caractéristique de la marque. Plutôt repartir carrément d’une page blanche : le changement, c’est maintenant ! Ou plutôt chez Hyundai il avait déjà commencé avec un renouvellement de toute la gamme à marche forcée, en très peu de temps.

Hyundai i30 15Cette deuxième génération repose donc sur une toute nouvelle plateforme, dont bénéficiera bien évidemment Kia, la marque sœur du groupe, pour sa Cee’d. Parlons donc dimensions : 4,30 m de longueur, 1,78 m de large, 1,47 de haut.

Hyundai i30 02Le tout emballé dans une enveloppe sculptée, nerveuse, aguicheuse à souhait avec ses optiques au dessin travaillé et ses inévitables feux à led qui cernent une calandre imposante et agressive. C’est vrai que cette fois la i30 nouvelle manière ne passera pas inaperçu et saura se démarquer dans le flot particulièrement fourni des berlines compactes où l’on trouve pêle mêle Renault Mégane, Peugeot 308, Citroën C4 et DS4, VW Golf, Ford Focus, Opel Astra, Audi A3, sans compter quelques japonaises comme la Toyota Auris ou la Mazda 3. Excusez du peu : il va lui falloir jouer des épaules pour se faire une petite place.

 

Hyundai i30 11Et des épaules, elle en a... Dessinées dans le centre de européen de la marque en Allemagne, qui s’est également occupé de sa conception, tandis qu’elle est fabriquée un peu plus loin, en Tchéquie. Hyundai a vraiment fait ce qu’il faut pour séduire et conquérir la clientèle européenne...

Hyundai i30 17Séduisante dehors, la Hyundai i30 l’est aussi dedans. La planche de bord présente un dessin clair, naturel, très bien agencé, rehaussé de parements aluminium à profusion (et ce dès le second niveau de finition, Inventive). La coiffe est en plastique moussé de belle apparence, les parties basses, en plastiques durs, sont un peu moins convaincantes, mais on les oublie vite.

Hyundai i30 01Et le conducteur trouve sa place d’emblée, sans contorsions ni compromis douteux, contrairement à une française essayée récemment... La dotation en équipements est comme toujours très complète, à condition d’opter au minimum pour les versions Pack Sensation ou Pack Business, qui constituent le bon compromis prix, ou mieux encore Pack Premium, qui fait dans le haut de gamme. Pour plus de détails, reportez-vous à la liste des équipements en fin d’article.

Hyundai i30 20Puisqu’on parlait d’épaules, on notera que celles des occupants gagnent en aisance par rapport à l’ancienne i30 (de l’ordre de 3 centimètres)... mais que les genoux des passagers n'ont guère gagné dans ce nouveau dessin..

Hyundai i30 18Le coffre, lui non plus, n'a pas progressé dans sa contenance, se contentant d'un volume de 378 dm3, tout juste dans la moyenne. Ah, la tyrannie du design !

 

Hyundai i30 04Des motorisations, on dira qu’il y a, pour l’anecdote, un petit 1.4 essence de 100 chevaux qui n’intéressera sans doute pas grand monde en France, mais qui a tout le même le mérite de mettre l’accès à la i30 aux environs de 17/18 000 € selon la finition. Et que les diesels proposés sont tous au dessus de la barre des 20 000 €. On trouve donc en magasin un 1.4 de 90 chevaux (que nous n’avons pas eu l’opportunité d’essayer), un 1.6 CRDi de 110 chevaux, et le même en version 128 chevaux, qui constitue le sommet de la gamme de puissance. Lequel peut être choisi attelé à une boîte automatique 6 rapports, qui a le handicap d’afficher un 145 g/km d’émissions de CO2 qui lui valent 200 € de malus, ce qui reste raisonnable, toutes les autres motorisations étant au minimum affectées d'une valeur neutre, il faut le souligner.

 

Hyundai i30 12A la conduite de cette Hyundai i30, pas de mauvaises surprises. La tenue de route est têtue (quoique moins incisive, plus pataude, que dans une Peugeot 308 par exemple, la référence en la matière). La i30 privilégie plutôt le confort, avec un amortissement assez soft, un peu trop mou à notre goût, avec parfois d’assez amples mouvement de caisses verticaux sur routes bosselées, mais c’est une option qui se défend, s’agissant d’une familiale sans prétention sportive. En revanche le CRDi 128 nous a plutôt déçus compte tenu du fait qu’elle est la motorisation théoriquement la plus étoffée de la gamme, et partant... la plus chère !

 

Hyundai i30 16Et par comparaison, la version 110 n’a pas fait moins bonne figure. Certes les performances « absolues » sont logiquement inférieures, mais ça ne se ressent pas du tout en usage courant. Il se trouve que le couple dont elle dispose (260 Nm à 1 900 tr/mn) est strictement identique à la version 1.6 CRDi 128, de sorte qu’elle est tout aussi souple dans la circulation... et même plus discrète à l’oreille, les bruits de roulement des roues de 16 étant également moins importants qu’avec la monte en 17 pouces de la 128. Et puis, ce CRDi 110 est doté d’un stop & stard, lui, dont est inexplicablement dépourvu la version 128 !

Hyundai i30 07Dès lors, la conclusion s’impose d’elle-même. Puisque cette nouvelle Hyundai i30 séduit à beaucoup d’égard (présentation, prestance, équipements, sans oublier la fameuse triple garantie de 5 ans - kilométrage illimité, assistance et contrôles annuels gratuits -), autant la préférer en version 1.6 CRDi 110, en finition Sensation, qui nous paraît être le meilleur compromis. Pour à peine plus de 23 000 €...

J.-M. C.

 

 

Les finitions, les équipements

Pack Evidence

Jantes acier 15 pouces, 8 airbags, aide au démarrage en côte, aide au freinage d’urgence, ESP, phares antibrouillard, dossier arrière rabattable 40/60, boîte à gants ventilée, climatisation manuelle, autoradio/lecteur CD et MP3.

 

Pack Inventive (en plus)

Jantes acier 15 pouces, poignées intérieures finition métal, volant et pommeau de levier de vitesse gainés cuir, éclairage additionnel en virages, rétroviseurs électriques dégivrants, siège conducteur réglable en hauteur, vitres arrière électriques, commandes radio au volant, prises USB et aux, disque dur 1 Go pour stocker la musique. 

 

Pack Sensation/Pack Business (en plus)

Jantes alliage 16 pouces, vitres et pare brise athermiques, airbag genoux conducteur (Business), allumage automatique des feux, capteur de pluie, rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement, radars de stationnement avant et arrière, caméra de recul, sièges avant chauffants, désembuage automatique, climatisation automatique bi-zone, système bluetooth et reconnaissance vocale, système multimedia avec écran couleur tactile, GPS Europe.

 

Pack Premium (en plus)

Jantes alliage 17 pouces, compteurs supervision avec écran couleur, sellerie mixte cuir/tissu, accès mains libres et démarrage sans clé, toit ouvrant électrique panoramique.

 

Option peinture métallisée : 500 €

 

Les motorisations, les tarifs

Essence

1.4 100 chevaux (6,0 l/100, 139 g/km)

Pack Evidence : 16 900 €

Pack Inventive : 18 200 €

 

Diesel

1.4 CRDi 90 chevauxBlue Drive (4,0 l/100, 105 g/km)

Pack Inventive : 20 300 €

 

1.6 CRDi 110 chevauxBlue Drive (3,7 l/100, 97 g/km)

Pack Inventive : 20 700 €

Pack Sensation : 23 100 €

Pack Business : 23 900 €

 

1.6 CRDi 128 chevaux(4,3 l/100)

Pack Premium : 25 700 €

 

1.6 CRDi 128 chevaux boîte auto (5,5 l/100, 145 g/km)

Pack Premium : 26 500 €

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 18:49

Kia Rio 10La marque coréenne a le vent en poupe, c’est incontestable. Mais il lui manquait un vrai cheval de bataille dans la catégorie des citadines pour ferrailler avec les Renault Cio, Peugeot 207 et autres Volkswagen Polo, ce à quoi l’ancienne génération de Rio ne pouvait prétendre. Avec la nouvelle venue, forte d’un style de caractère, d’une technique moderne, d’un bon équipement de série et de sa fameuse garantie de 7 ans, Kia peut espérer leur mordre les mollets.

Par Jean-Michel Cravy

 

Kia Rio 11Oubliée, l’ancienne Kia Rio, modeste, rondouillarde, sans grand charme, pour tout dire insipide. Cette nouvelle génération, par la grâce, une fois de plus, de Peter Schreyer, arbore au contraire un style marqué et agressif, à l’image des produits les plus récents de la marque. De quoi prétendre sortir de l’anonymat et tenter de se mêler au concert des leaders d’une catégorie très prisée, mais aussi particulièrement encombrée, dominée par les Renault Clio, Peugeot 207, VW Polo et autres Ford Fiesta.

 

Kia Rio 14Si le style est un atout évidemment non négligeable, il ne peut toutefois suffire à lui seul. Et la nouvelle Rio affiche heureusement d’autres arguments. D’abord un habitacle spacieux pour une auto de 4,05 mètres de long, grâce à un empattement important (2,57 m, soit carrément 7 centimètres de plus que l’ancienne), qui profite au premier chef aux passagers arrière, tandis que le coffre (dont il faudra s’accommoder d’un seuil de chargement bien haut) affiche une contenance plutôt satisfaisante de 288 litres, rangement sous plancher inclus.

 

Kia Rio 12Ensuite une planche de bord bien dessinée, dans un style moderne, avec des matériaux qui ne font pas bas de gamme, loin s’en faut. Dommage quand même que la ceinture de caisse en flèche, remontant haut sur une poupe généreuse, génère une vision périphérique problématique, surtout dans les manœuvres de stationnement. D’accord, la petite Rio, comme une grande, s’offre le luxe d’une option caméra de recul (couplée avec un GPS à écran tactile) moyennant 990 €. Oui certes. Mais quand même…

 

Kia Rio 09Cette nouvelle Rio est proposée avec une gamme de moteurs très large, comprenant trois mécaniques essence (parmi lesquelles un très moderne 1.2 de 85 chevaux et un 1.4 revu et corrigé, offrant 109 ch, décliné soit en boîte mécanique, soit en boîte auto quatre rapports), et deux diesel. Le petit 1.1 CRDi de 75 chevaux) est décliné en deux versions, l’une classique, l’autre optimisée pour afficher un taux d’émission de CO2 particulièrement spectaculaire (85 g/km au lieu de 94, tandis que la conso moyenne descend de 3,6 à 3,2 l/100) grâce à un traitement spécifique : système stop & start, pneus à faible résistance au roulement montés sur des jantes acier, freins arrière à tambours (disques sur la 1.1 « normale », et jantes alliage à partir de la finition Active).

 

Kia Rio 01Mais notre préférence ira quand même au 1.4 CRDi titrant 90 chevaux, le minimum pour entraîner une citadine à la vocation routière affirmée. Ce moteur, associé à une boîte manuelle à six rapports, se montre volontaire et efficace, à condition de s’accommoder d’un petit creux dans les bas régimes, qui demande de jouer de la boîte pour le relancer. A défaut d’être spécialement performant (plus de 14 secondes pour passer de 0 à 100 km/h), il se montre en revanche discret et sobre (4,1 l/100 en consommation mixte normalisée, compter un bon litre de plus en usage réel soutenu).

 

Kia Rio 07Et il s’accorde bien au caractère de cette auto sympathique, dont les trains roulants, très classiques et néanmoins efficaces (essieu de torsion à l’arrière), quoiqu’un peu fermes, mériteraient mieux que les pneus coréens dont la Rio est affligée (Kumo, ou Hankook sur les versions Premium), bien loin de valoir les enveloppes européennes dont bénéficient les Kia produites en Slovaquie (Venga ou Cee’d). C’est à notre sens le seul gros reproche qu’on puisse faire à cette Rio, mais il n’est tout de même pas négligeable au moment de l’achat.

 

Kia Rio 04C’est vraiment dommage parce que comme il est de tradition chez le constructeur coréen, l’équipement de série est généralement d’excellent niveau, et propre à positionner très favorablement la Rio face aux références européennes, surtout rapporté à ses tarifs. Ainsi dès la finition d’entrée de gamme (Motion), la Rio affiche, outre les équipements de sécurité désormais obligatoires (ABS, ESP), six airbags, une assistance au freinage d’urgence, un système audio complet (radio/lecteur de CD/connexions auxiliaires et USB) et même une aide au démarrage en côte. La finition Style y ajoute une climatisation manuelle, des rétros chauffants, un régulateur de vitesse, un volant cuir, et une touche de chrome sur la calandre.

 

Kia Rio 13La finition Active, la plus équilibrée à notre sens, propose une climatisation automatique, des antibrouillard, un allumage automatique des feux, quatre vitre électriques, un système Bluetooth pour connecter son téléphone, un traitement intérieur spécifique à base de décorations « métal », et enfin des jantes alliage 15 pouces. Quant à la finition Premium, elle se veut résolument haut de gamme avec un démarrage sans clé, des jantes de 16 pouces, des phares avant diurnes et des feux arrière à led, des rétros extérieurs rabattables électriquement, un radar de recul de série, une sellerie spécifique plus soignée. On peut même lui offrir du cuir en option, via le pack VIP…

 

Kia Rio 02Avec des tarifs très attractifs, donc (dès 12 490 € pour une 1.2 essence Motion), tandis que le modèle que nous avons privilégié à l’essai (1.4 CRDi 90 Active) est proposé à peine plus de 17 000 €, la Rio a de bons arguments à défendre dans la catégorie. Surtout avec la fameuse garantie « qui tue » (7 ans ou 150 000 km). Reste à la chausser dignement, et elle deviendra alors bien plus qu’un outsider.

J.-M. C.

 

La fiche technique

Kia Rio 1.4 CRDi 90

Dimensions (L/l/h) : 4,04/1,72/1,45 m

Poids : 1 266 kg

Moteur : 4 cylindres turbodiesel

Cylindrée : 1 396 cm3

Puissance : 90 ch à 4 000 tr/mn

Couple : 220 Nm à 1 750 tr/mn

Boîte : mécanique 6 rapports

Vitesse maxi : 172 km/h

0 à 100 km/h : 14,2 s

Consommation mixte : 4,1 l/100

Emissions de CO2 : 109 g/km

 

Kia Rio 06La gamme, les prix (5 portes)

1.2 essence 85 ch

Motion : 12 490 €, Style : 14 090 €, Active : 15 390 €

1.4 essence 109 ch

Premium : 17 490 €

1.4 essence 109 ch BVA

Premium : 18 490 €

1.1  diesel CRDi 75 ch

Motion : 14 190 €, Style : 15 790 €, Active : 17 090 €

1.4 diesel CRDi 90 ch

Style : 16 590 €, Active : 17 890 €, Premium : 19 290 €

 

Les options

Peinture métallisée : 400 €

Pack navigation sur finitions Active et Premium (comprenant navigations GPS Europe, écran tactile 7 pouces, téléphonie mains libres Bluetooth, caméra de recul) : 990 €

Pack VIP sur finition Premium (comprenant toit ouvrant électrique, sellerie cuir avec surpiqures) : 990 €

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5 septembre 2011 1 05 /09 /septembre /2011 19:33

 

Hyundai Veloster 15

Ce n’est pas tout à fait un coupé. Ce n’est pas tout à fait une berline. Ce n’est pas tout à fait une trois portes. Ce n’est pas tout à fait une cinq portes non plus. C’est quoi alors ? C’est le Veloster…

Par Jean-Michel Cravy

 

Hyundai se lâche ! Le constructeur coréen était jusqu’ici connu pour ses produits sérieux, soigneusement réalisés, joliment présentés, bien équipés et compétitifs (on n’est pas numéro 4 mondial - avec l'appoint de Kia - pour rien), mais manquant quelquefois un peu de fantaisie. Avec le Veloster, il y en a qui vont être surpris. Voir troublés…

Hyundai Veloster 17

La silhouette d’abord. Râblée, carrée, massive, scandée par des flancs hauts, des vitres latérales étroites en proportion, se terminant en forme de meurtrière à l’arrière, un toit presque plat s’arrondissant sur un arrière bien rebondi : le Veloster ne peut pas laisser indifférent.

Hyundai Veloster 13

Surtout avec sa batterie de couleurs flashy plus provocantes les unes que les autres. Et, entre des phares très expressifs parés de feux à LED qui semblent vous faire de l’œil, son museau qui n’est pas sans rappeler celui d’une… Citroën DS3. Copieur ! Oui, mais non. Parce que ce Veloster de série est étroitement issu du Veloster Concept dévoilé en 2007, bien avant donc la sortie de la française et sa caractéristique calandre hexagonale largement béante. Alors c’est qui qu’a copié l’autre, hein ?

Hyundai Veloster 07Hyundai Veloster 18

 

Mais là où il ne peut pas y avoir de confusion, c’est dans l’organisation des ouvrants… qui peut semer la confusion dans les esprits. Sans aucun doute, le Veloster est unique en son genre, mis à part la Mini Countryman, qui est dans un tout autre registre. Il possède bien, comme (presque) tout le monde, un hayon (vitré) s’ouvrant sur un coffre plutôt vaste (320 dm3).  Mais alors qu’il arbore une longue porte de coupé côté conducteur, ce sont, côté trottoir, deux portières (plus petites évidemment) qui assurent l’accès au siège passager avant et à la banquette arrière… comme dans une berline !

 

Eh oui, le Veloster se veut à la fois un coupé un peu égoïste à l’occasion, mais aussi auto à vocation familiale quand il le faut. Pour quatre personnes, et non cinq, faut-il le préciser.

Hyundai Veloster 06Hyundai Veloster 20

 

Et le plus fort, c’est que dans les pays à conduite à gauche (Grande Bretagne, Corée, Australie), le Veloster passe non seulement le volant à droite comme il se doit, mais intervertit aussi ses portières pour que les double portes soient toujours positionnées côté trottoir. Question de sécurité…

 

Hyundai Veloster 08Hyundai Veloster 11

Cela dit, si la porte arrière évite naturellement quelques acrobaties pour accéder à la banquette, il ne faut quand même pas oublier de bien baisser la tête : attention, le plafond est bas… Mais une fois installé à bord, la garde au toit et la place pour les jambes sont plutôt suffisantes… pour peu qu’on ne mesure pas plus de 1,80 m. Le jeu a quand même des limites pour une auto qui se veut, malgré tout, rivale déclarée d’un coupé Mégane ou d’une VW Scirocco.

 

Hyundai Veloster 24

A l’avant, la planche de bord arbore un style agressif, très « guerre des étoiles », un peu à la manière de ce qui se fait chez Ford, avec la Fiesta par exemple. C’est « d’jeune » et clinquant comme une console vidéo, à grands renforts de parements en plastique chromé et de fûts de compteurs oblongs. Ça peut ne pas plaire à tout le monde, mais au moins on ne pourra cette fois pas reprocher à Hyundai un quelconque excès de conservatisme.

 

Hyundai Veloster 26Côté équipement, le Veloster fait le plein, et même un peu plus. Dès la finition de base (Inventive), il reçoit 6 airbags et l’ESP bien entendu, mais aussi la climatisation, un radar de recul (pas du tout inutile d’ailleurs vu le généreux angle mort dont il est pourvu), un allumage automatique des phares, des jantes alliage (en 17 pouces), les désormais courantes prises auxiliaires (y compris USB), un bon système audio, un large écran tactile. Sont également de la partie, des phares antibrouillard, un pédalier type aluminium, un volant et un pommeau de levier de vitesses gainés cuir. Dans la finition intermédiaire (Sensation), la clim devient automatique, le radar de recul se double d’une caméra, apparaissent également une connexion bluetooth et une sellerie mixte cuir/tissu, les jantes passent en 18 pouces et les rétroviseurs, déjà dégivrants, deviennent rabattables électriquement.

 

Hyundai Veloster 28Quant au niveau Premium, il ajoute un accès mains libres et un démarrage sans clé, un toit ouvrant panoramique, une sellerie intégralement en cuir, des réglages électriques pour le siège conducteur, des sièges avant chauffants, une navigation GPS couvrant l’Europe entière. Et puis surtout les jantes alliage, d’un dessin spécifique, se parent d’inserts en couleurs assortis à la carrosserie ! La grande classe… Ce qui ne gâte rien, les tarifs sont plutôt du genre raisonnables, surtout au regard de la dotation en équipements face à la concurrence, puisqu’ils se situent dans une fourchette allant de 22 390 à 28 790 €. La seule option prévue est la peinture métallisée (480 €), indispensable évidemment, pour accéder aux couleurs chatoyantes du catalogue.

 

Hyundai Veloster 12Côté moteur, en revanche, il n’y a pas d’option, puisqu’une seule mécanique est disponible, un quatre cylindres 1.6 à injection directe offrant la modeste puissance de 140 chevaux, et un couple de 166 Nm perché assez haut dans les tours (4 850 tr/mn). C’est peu, évidemment, pour justifier une quelconque ambition sportive, malgré l’aguicheuse double sortie d’échappements centrale. Du coup, le Veloster se contente d’atteindre la barre symbolique des 200 km/h en pointe, et s’acquitte du 0 à 100 km/h en quelque chose comme 10 secondes. Du coup son nom qui, aux dires du constructeur, serait la contraction de véloce et roadster, semble un peu usurpé, puisque le Veloster n’est à la vérité ni véloce ni roadster… En contrepartie, ce moteur fait montre d’un appétit plus que raisonnable (6,5 l en moyenne normalisée) et évite tout malus écologique désagréable. C’est toujours ça de pris.

 

Hyundai Veloster 09

Toute ironie mise à part, et si l’on a bien assimilé que le Veloster n’est pas une vraie sportive, on peut considérer qu’il s’acquitte plutôt bien de sa tâche de coupé/berline polyvalent(e) au caractère joyeux dans sa présentation, vif quand même si l’on sollicite énergiquement son moteur jusqu’à la zone rouge, et joueur côté châssis, fort d’une bonne adhérence générale, d’une fermeté de suspension plaisante sans trop nuire au confort, et d’un freinage endurant en usage intensif. La commande de la boîte manuelle six rapports est quant à elle du genre ferme, et même parfois un peu rétive lors des fortes sollicitations de l’auto en virages par exemple.

Hyundai Veloster 22

Aussi l’adoption de la toute nouvelle boîte robotisée à double embrayage, à l’instar de la fameuse DSG de chez VW (une grande première chez Hyundai, donc, qui sera disponible dans quelques semaines), pourrait elle être une bonne idée. Commandée par de (trop !) petites palettes derrière le volant, celle-ci se montre très rapide et très réactive, aussi bien à la montée qu’à la descente des rapports, ce qu’elle accepte sans rechigner, même dans les hauts régimes, ce qui est trop souvent le cas. Un régal. Le seul petit reproche qu’on puisse lui faire, c’est sa fâcheuse tendance à repasser intempestivement en Drive et à monter toute seule un rapport ou deux quand on reste un certain temps en vitesse stabilisée.

Hyundai Veloster 01

Malgré ce bémol, ça vaut quand même le coup de dépenser les 1 300 € de supplément que représentent cette DCT-6. Et au total, bien qu’on aurait pu souhaiter une motorisation un peu plus velue, le Veloster, ce « bon petit diable », ne déçoit pas. Ne serait-ce que par sa personnalité franchement décalée… et une garantie de 5 ans, kilométrage illimité s’il vous plaît !

J.-M. C.

 

Hyundai Veloster 05

 

La fiche technique

Hyundai Veloster 1.6 GDI 140

Dimensions  (L/l/h)          4,22/1,79/1,40 m

Moteur                             4 cylindres en ligne injection directe

Cylindrée                         1 591 cm3

Puissance                        140 ch à 6 300 tr/mn

Couple                             166 Nm à 4 850 tr/mn

Transmission                    manuelle ou robotisée DCT-6 à six rapports

Vitesse maxi                     201 km/h

0 à 100 km/h                    9,7 s (boîte manuelle)/10,3 s (DCT-6)

Consommation                 6,5 l/100 (moyenne normalisée)

Emissions de CO2           148 g/km (DCT-6 : 145 g/km

 

 

Hyundai Veloster 10Les tarifs

Pack Inventive                   22 390 €

Pack Sensation                  23 990 €

Pack Sensation DCT-6      25 290 €

Pack Premium                   27 490 €

Pack Premium DCT-6        28 790 €

Peinture métallisée                 480 €

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 13:31

Kia Sportage 21

Fini le temps où le constructeur coréen avançait avec modestie sur les marchés français et européen où, l’air de ne pas y toucher, il s’est finalement taillé une place de choix, notamment avec les deux premières générations de Sportage.

Aujourd’hui, avec cette nouvelle mouture, il affirme une vocation de crossover sans complexe, dynamique et séduisant. Une garantie de 7 ans en plus…

Par Jean-Michel Cravy

 

C’est vrai que le précédent Sportage affichait une silhouette plutôt modeste et un peu passe-partout, à l’ombre des leaders de la catégorie. Ce qui ne l’avait pourtant pas empêché de se faire une belle place au soleil, en raison principalement de tarifs très attractifs, avec 860 000 unités diffusées dans le monde, dont 150 000 en Europe occidentale. Aujourd’hui, fini la discrétion dans laquelle Kia semblait se complaire jusqu’ici.

Kia Sportage 16

Le Sportage nouvelle génération affiche une belle et forte silhouette, très moderne, qui intègre les codes stylistiques issus du concept car Kue présenté en 2007.

Frère jumeau du Hyundai ix35, il jouit pourtant de sa personnalité propre, très européenne d’allure, due à Peter Schreyer, le chef du design de Kia, avec notamment une face avant typique, dans le style de celles de la Cee’d ou de la Venga, en plus imposant naturellement, pour accompagner la silhouette athlétique qui sied à un crossover moderne.

Kia Sportage 17

Plus long (de 90 mm, pour atteindre 4,44 mètres), plus large (de 60 mm) et plus bas que son prédécesseur (15 mm), le nouveau Sportage rompt définitivement avec la vielle tradition des 4x4 baroudeurs purs et durs, et se fait plus civilisé, plus raffiné, et jette par la même occasion aux orties toute velléité de piétiner, hors bitume, autre chose… que des orties !

Kia Sportage 11

D’ailleurs, bien que naturellement proposé avec une transmission intégrale, d’une nouvelle génération, développée par Magna, gérée par l’électronique (avec blocage de différentiel mais sans réducteur, pour quoi faire, on vous le demande ?) l’essentiel de ses ventes sera assuré par les versions à deux roues motrices, simples tractions avant ! Par ailleurs le Sportage new look reçoit une nouvelle suspension arrière multibras, destinée à assurer une tenue de route digne d’une… berline.

Kia Sportage 03

Au rayon des autres nouveautés techniques, notons l’apparition de la dernière génération de diesel de la marque (également partagé, évidemment, avec Hyundai sur son ix35) en version deux litres. Il affiche une puissance bien plus modeste (136 ch) que le 2.2 dont il est tiré (qui donne 197 ch dans le Sorento), mais avec des valeurs de consommation (7,0 l/100 de moyenne) et d’émissions de CO2 tout à fait intéressantes (183 g/km avec des roues de 18 pouces et en boîte automatique), qui permettent de s’en tenir à un malus encore raisonnable : 750 €.

Kia Sportage 14

Moteur encore avec un autre diesel CRDi (en 1,7 litre) offrant 115 chevaux et un essence 1.6 GDI à injection directe de 140 chevaux, mais c’est bien évidemment le CRDi 136 chevaux qui est la motorisation la plus adaptée au Sportage. Tous, en tout Kia Sportage 07cas, bénéficient du stop & go qui permet de grappiller quelques décilitres d’un carburant de plus en plus précieux. Tous ? Eh non : le 2.0 diesel n’y a pas droit, lui !

 

Dernier détail technique : on l’a vu, le nouveau Sportage est proposé en deux ou en quatre roues motrices, mais seulement avec le diesel 136 chevaux (avec en plus une option boîte automatique à 6 rapports), tandis que les deux autres motorisations se contentent de deux roues motrices, exclusivement.

Kia Sportage 01

Et, à bord ce notre véhicule d’essai (le CRDi 136 chevaux, donc, et en transmission intégrale), ce qui frappe d’abord (outre sa sûreté de marche et son agilité, quoique la suspension soit un peu trop souple à notre goût), c’est l’atmosphère intérieure de qualité, avec une fort jolie présentation, soignée côté matériaux,

Kia Sportage 05

et un équipement particulièrement satisfaisant dans sa finition haut de gamme Premium, comprenant entre autres un toit panoramique vitré, une sellerie cuir, des sièges chauffants (y compris à l’arrière s’il vous plait !), une climatisation automatique bi-zone. Enfin tout ce qu’il faut pour se sentir bien à bord de ce… break cossu et haut sur pattes.

Kia Sportage 04

Mais sans aller jusque là, la finition intermédiaire (Active) offre déjà plus que l’essentiel.

 

Kia Sportage 20Elle se contente certes de jantes de 17 pouces (c’est bon pour le confort de route, et aussi pour éviter tout malus !), se dispense des compteurs « rétro-éclairés » façon guerre des étoiles, d’une sellerie en tissu, des sièges chauffants, mais conserve la caméra de recul, la clim bi-zone… Ne lui manque vraiment que le toit vitré panoramique, mais il est prévu en option, moyennant 800 €. Ainsi composé (2.0 CRDi, transmission intégrale, boîte manuelle 6 rapports, finition Active), le Sportage s’affiche au prix très compétitif de 28 990 €.

Kia Sportage 09

D’autant plus attractif qu’il s’accompagne d’une garantie de 7 ans ou 150 000 kilomètres. Un argument massue qui explique le succès de Kia sur le marché français (+ 34% dans un marché plutôt morose !). Et le Sportage, selon toute probabilité, n’échappera pas à cette… fatalité.

J.-M. C.

 

Kia Sportage 12

Fiche technique

Kia Sportage 2.0 CRDi 4WD Premium

L/l/h : 4,44 m/1,85 m/1,63 m

Coffre : de 564 à 1 353 dm3

Moteur : turbodiesel 4 cylindres 1 995 cm3

Puissance : 136 ch à 4 000 tr/mn

Couple : 372 Nm dès 2 000 tr/mn

Boîte de vitesses : manuelle 6 rapports (auto 6 rapports en option)

Transmission : intégrale permanente avec gestion électronique

Pneus : 235/55 R 18 sur jantes alliage 18 pouces

Consommation mixte : 7,0 l/100

Emissions CO2 :

- 149 g/km (4 WD, boîte manuelle, jantes 17 pouces, pas de malus) ;

- 156 g/km (idem, avec jantes 18 pouces en finition Premium, malus 200 €),

- 183 g/km (4WD, boîte auto, jantes 18 pouces, malus 750 €)

Kia Sportage 19

Tarifs Kia Sportage 

De 20 890 € (1.6 GDI Style) à 33 190 € (2.0 CRDi 4WD automatique Premium)

Prix du modèle essayé : 31 490 €

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 13:48

Le Hyundai ix20 et le Kia Venga sont jumeaux, mais le premier sort un an après le second. Lequel a eu tout le temps d’occuper la place, et, accessoirement, de dominer la concurrence. Rien ne dit que Kia souhaite partager les honneurs, et du coup, Hyundai équipe son ix20 en conséquence. Avec dans le lot quelques gâteries que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans la catégorie dite des « minispaces ».

Par Jean Bourquin

 

Hyundai ix20 action2

 

Nous ne sommes pas les seuls à le dire, le Kia Venga - dont nous avons publié l’essai en son temps, qu’on peut retrouver dans nos archives - est, sans nul doute, ce qui se fait de mieux dans la catégorie des « minispaces ». Laquelle recense, tout de même, quelques pointures, tels les Citroën C3 Picasso, Renault Modus et Opel Meriva, dont nous parlerons d’ici peu. De fait, le coréen ne se tient pas loin du sans faute, en offrant un rapport habitabilité/encombrement très favorable, une finition sans bavure, une tenue de route irréprochable et une consommation modérée. Le tout vendu à des prix concurrentiels, en prime sans lésiner sur les équipements.

 

Kia Venga 25 

Le « boss », c’est lui.

 

C’est dans ce contexte que débarque le Hyundai ix20. Le frère jumeau dudit « boss », pour le présenter, Hyundai et Kia faisant partie du même consortium industriel. Et c’est à savoir, le second  estt hiérarchiquement soumis au premier. Comme de rigueur, les deux marques partagent pas mal de choses, les types de carrosseries, les plateformes et les moteurs, entre autres. Au risque, bien entendu, de se faire concurrence dans les catégories où elles commercialisent les mêmes voitures, fort heureusement distinctes sur le plan physique. Chacun son style. Partant de là, on a du mal à comprendre pourquoi Hyundai a tant tardé pour lancer le ix20. D’autant que son précédent petit monospace, alias Matrix, a disparu de la gamme il y a… un an. Mystère et boule de gomme.

 

Hyundai ix20 placesAR

 Quoi qu’il en soit, c’est fait, l’ix20 est enfin là. Et en toute logique, il présente les mêmes qualités que le Venga. A commencer par le volume habitable très généreux pour une voiture de cette taille, soit 4,10 m en longueur. L’empattement, il est vrai, s’étend sur 2,62 m – l’une des valeurs les plus élevées de la catégorie - et le tout génère un espace appréciable pour les jambes des passagers arrière. Le coffre, de son côté, compte parmi les plus volumineux de l’espèce. De fait, et selon Hyundai, la capacité atteint 440 litres quand la banquette est reculée le plus loin possible. Elle coulisse, donc, comme dans le Venga. Et se fractionne en deux parties inégales avant de se rabattre, en un seul geste. La surface ainsi libérée est totalement plane, cela va sans dire. Hyundai applique la règle à la lettre.

 

Hyundai ix20 coffre

 A l’avant, l’ix20 reçoit le même mobilier que le Venga. Cela posé, l’organisation de la console centrale et, de manière plus visible, l’instrumentation diffèrent. Le Hyundai s’en tient à deux compteurs, contre trois pour le Kia. Reste une finition très propre, à base de plastiques certes rigides mais cossus d’aspect. Rien ne jure à l’œil, y compris les ajustements et autres raccords, tous impeccables. Du travail sans bavure.

 

Hyundai ix20 compteurs

D’innombrables rangements de toutes sortes enrichissent le gâteau, lequel a droit, en prime, à sa cerise. Contre toute attente, la position de conduite du ix20 s’avère en effet confortable. Siège et pédalier se tiennent à bonne distance l’un de l’autre, et du coup, le conducteur n’est pas obligé de trop plier ses jambes. En clair, il n’est pas assis comme sur un tabouret, une qualité rare pour cette espèce automobile, et donc majeure en ce qui concerne le minispace siglé Hyundai. A notre sens, en tout cas.

 

Hyundai ix20 PDB

 Il n’en faut pas plus pour apprécier à leur juste mesure les compétences routières du ix20. Et c’est du bon, comme le Venga, même si Hyundai prend la peine de préciser que son minispace bénéficie de réglages de suspension qui lui sont propres. En gros, l’ix20 ferait valoir un toucher de route plus marqué. Pour être honnête, la différence, en mouvement, entre les deux coréens est plutôt du genre subliminal. Dans tous les cas, les trains roulants guident l’auto avec toute la rigueur nécessaire, avec à la clef une stabilité à toute épreuve. La précision en plus, procurée, notamment par une direction à assistance électrique calibrée dans les règles, bien qu’avare de « feeling ». La caisse, quant à elle, est fermement tenue, au prix d’un confort parfois mis à mal sur les mauvais revêtements, et le tout s’avère suffisamment agile pour offrir une conduite plaisante. C’est déjà beaucoup, rapport à la nature de l’engin.

 

Hyundai ix20 action4

Le diesel 1.4 CRDi de 90 ch manque, lui, de vitamines à bas régime, mais il permet au ix20 de s’inscrire dans la circulation courante sans jouer les « chicanes mobiles », et c’est tout ce qu’on lui demande. Pour relancer la voiture, rétrograder n'est toutefois pas une opération superflue. Et une couche d’insonorisant supplémentaire ne serait pas de refus…

 

Hyundai ix20 style


Alors, qu’est-ce qui différencie l’ix20 du Venga ? Le style, bien sûr, plus travaillé que celui du Kia et tout droit sorti, lui aussi, du bureau de design européen de Hyundai. En résulte un engin dont le plus grand mérite est de ne pas ressembler à une fourgonnette à peine déguisée. Ca compte, ce genre de choses, avec en sus un zeste de personnalité que n’a pas le Venga. C’est notre appréciation, bien sûr, et elle vaut ce qu’elle vaut.

 

Hyundai ix20 sigle

 Autre « divergence », les deux gammes ne se déclinent pas sur le même modèle. Premièrement, et on se demande bien pourquoi, le ix20 ne reçoit pas le diesel 1.6 CRDi de 115 ch qui chapeaute la gamme du Venga. Il ajoute, en revanche, une déclinaison de 75 ch du 1.4 CRDi interdite à son frère de groupe. C’est comme ça. Deuxièmement, le ix20 propose une finition supplémentaire, en entrée de gamme, soit quatre au total, contre trois pour le Venga. Ce qui complique un tantinet l’affaire à l’heure de comparer les deux dotations.

 

Hyundai ix20 equipement2

 

C’est même mission impossible, car les deux marques se sont débrouillées pour ne rien faire concorder. Ainsi, sur le Venga, le 1.4 CRDi de 90 ch n’est pas disponible dans la finition la plus haute en gamme, contrairement au ix20 pareillement motorisé. Une chose est sûre, le Hyundai offre une série d’équipements qui n’existent nulle part ailleurs dans la catégorie. Y compris, donc, chez Kia. Les feux diurnes, l’éclairage additionnel de virage, la caméra de recul, l’accès mains libres et le démarrage sans clé, pour les citer. De même, le système stop & start – sur les motorisations diesel - et le GPS tactile – en exécution huppée  - sont livrés de série, alors qu’ils sont optionnels sur le Kia.

 

Hyundai ix20 equipement1

Partant de là, les prix ne sont eux aussi guère comparables. Sauf au plus haut niveau des deux gammes. Et là, un océan de réflexion nous submerge. Jugez en. D’un côté, le Kia Venga 1.6 CRDi – 115 ch – Premium coûte 20 390 €. De l’autre, l’ix20 1.4 CRDi – 90 ch -, Premium lui aussi, réclame 23 490 €. Avec 25 ch en moins. Et le démarrage sans clé comme le GPS tactile en plus, certes. Il faudra quand même qu’on nous explique…

J.B.

 

Hyundai ix20 statique

La fiche technique

 

Hyundai ix20 1.4 CRDi 90

Moteur : 4 cylindres, turbo-diesel Common-Rail

Cylindrée : 1 396 cm3

Puissance : 90 ch à 4 000 tr/mn

Couple : 220 Nm à 1 750 tr/mn

Transmission : aux roues avant

Boîte de vitesses : mécanique à 6 rapports

Longueur x largeur x hauteur : 4,10 x 1,77 x 1,60 m

Empattement : 2,62 m

Poids : 1 396 kg

Coffre : 440 l.

0 à 100 km/h : 14,5 sec.

Vitesse maxi : 167 km/h

Conso. extra urbaine / urbaine / mixte : 4,2 / 4,7 / 4,3 l/100 km

Rejets de CO2 : 114 g/km

Bonus : 100 €


Hyundai ix20 toit

 La gamme

 

Essence

 

- 1.4 : 4 cyl. 1.4 ; 90 ch ; BVM 5 ; 167 km/h ; 6 l/100 km ; 140 g/km.

Pack Evidence : 15 990 € ; Pack Inventive : 17 290 €. Ni bonus ni malus.

 

- 1.6 : 4 cyl. 1.6 ; 125 ch ; BVA 4 ; 178 km/h ; 6,5 l/100 km ; 154 g/km.

Pack Premium : 22 690 €. Ni bonus ni malus.

 

Diesel

 

- 1.4 CRDi 75 : 4 cyl. 75 ch ; BVM 6 ; 167 km/h ; 4,3 l/100 km ; 114 g/km.

Pack Evidence : 17 890 € ; Pack Inventive : 19 190 € ; Pack Sensation : 20 390 €. Bonus : 100 €.

 

- 1.4 CRDi 90 : 4 cyl. 90 ch ; BVM 6 ; 167 km/h ; 4,3 l/100 km ; 114 g/km.

Pack Sensation : 20 990 €. Pack Premium : 23 490 €. Bonus : 100 €.

 

Hyundai ix20 equipement3

 Les équipements de série

 

Pack Evidence

Antidérapage ESP ; aide au démarrage en côte ; 6 airbags ; autoradio-CD, avec prise auxiliaire/USB et 6 HP ; banquette coulissante et fractionnable 60/40 ; jantes en acier 15 pouces ; ordinateur de bord ; siège conducteur réglable en hauteur ; verrouillage centralisée à distance ; vitres AV électriques ; volant réglable en hauteur et profondeur.

 

Pack Inventive (en plus)

Antibrouillards ; climatisation manuelle ; commandes audio au volant ; feux diurnes ; rétros électriques et chauffants.

 

Pack Sensation (en plus)

Capteurs de pluie et de luminosité ; caméra + radar de recul ; climatisation automatique ; éclairage additionnel de virage ; interface Bluetooth avec commandes au volant ; régulateur/limiteur de vitesse ; vitres AR électriques ; volant gainé de cuir.

 

Pack Premium (en plus)

Accès mains libres et démarrage sans clé ; contrôle de pression des pneus ; GPS tactile ; jantes alliage 16 pouces ; rétros rabattables électriquement avec répétiteurs intégrés ; toit ouvrant panoramique.

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 21:00

Kia Venga 23

Petit à petit, le constructeur est en train de construire une vraie gamme de véhicules modernes, bien adaptés au marché européen, et français en particulier.

Entre la citadine Picanto et la compacte Cee’d, voilà le minispace urbain Venga.

Bien vu : il y a une place à prendre aux côtés des C3 Picasso, Renault Grand Modus, Nissan Note et autres Opel Meriva. Avec les atouts propres à la marque : prix attractif et garantie de 7 ans !

Par Jean-Michel Cravy

Le groupe coréen (Hyundai plus Kia) n’est pas le numéro quatre mondial (devant Ford et PSA, excusez du peu !) pour rien. C’est un constructeur pragmatique qui sait aller au devant des attentes de consommateurs plus tournés vers le pratique que vers l’esbroufe technique à tout crin. Mis à part le concept car Ray qu’il vient de dévoiler à Genève, et qui est plus un manifeste de sa capacité à se préoccuper de l’avenir qu’un réel projet à court terme, Kia (et avec lui Hyundai) va avant tout au plus court pour proposer des produits adaptés à la demande.

 

Pragmatisme encore. Plutôt que d’essayer de diffuser en Europe des autos à l’origine conçues pour les marchés asiatiques, dont les attentes ne sont pas les mêmes, et donc inadaptées (l’expérience, en d’autres temps, n’avait pas été très heureuse, on se souvient de la Rio), le constructeur coréen a choisi depuis une décade déjà de prendre le taureau par les cornes : dessiner (à Francfort) concevoir, développer (à Rüsselsheim, également en Allemagne) et construire (en Tchéquie), en Europe donc, des autos destinées à l’Europe.

Kia Venga 22

Ainsi la Venga, un petit monospace urbain (tout juste quatre mètres de long) à l’allure fort sympathique… Ce minispace Venga est directement décliné de l’étude de style « n°3 » montrée au Salon de Genève il y a tout juste un an. Une intention très transparente qui n’a pas tardé à passer dans le concret, puisque nous avons essayé l’objet en décembre dernier, au soleil d’hiver romain, avant une mise en commercialisation au début de cette année.

Kia Venga 24

Pour faire simple : voilà une silhouette dynamique et râblée, claire et nette, très au goût du jour, contenue en 4 mètres de long, avec les roues aux quatre coins pour privilégier l’habitabilité, également favorisée par une stature haute (1,60 m). Le pare brise plongeant est presque dans l’axe du capot court, flanqué de grandes optiques qui lui donnent de l’expression, ce qui n’est pas toujours le cas de produits purement asiatiques (et aussi de certaines voitures françaises, il faut être juste…), qui font trop souvent assaut d’anonymat. Vrai : on dirait un Ford C-Max… en réduction ! Le compliment n’est pas vain.

Kia Venga 13

Et le Venga va au plus court : offrir la plus grand habitabilité possible, dans la taille la plus petite possible, et avec le minimum d’inutiles fioritures possibles. Pour un tarif le plus attractif possible, mais on y reviendra.

Kia Venga 15Kia Venga 14

Généreux pour cinq passagers, le Kia Venga offre un coffre à la hauteur, si on peut dire, avec une capacité standard de 440 litres, une hauteur de plancher modulable, une banquette arrière (fractionnable, évidemment) coulissant sur 13 centimètres dans le sens de la longueur pour porter sa capacité à 570 litres. Capacité qui peut même aller jusqu’à 1250 litres banquette arrière rabattue… Soit infiniment mieux qu’une certaine… Kia Soul, plus portée sur le fun-hype-fashion-victim » que sur le rigoureux « service-service » familial…

Kia Venga 12

Dans l’habitacle on trouve dans tous les cas un équipement plutôt généreux pour la catégorie. Citons au hasard un tuner/lecteur CD/MP3 intégré, avec commandes au volant, des prises USB ou iPod, un siège conducteur réglable en tous sens, une climatisation manuelle au minimum (automatique dès le niveau Active, complété d’un Kia Venga 18système de téléphonie mains libres, de radars de recul). Le niveau Premium, lui, offre en plus des jantes alliage de 16 pouces, des rétros extérieurs rabattables électriquement, un allumage automatique des feux, un régulateur de vitesse, une sellerie mi-cuir… On peut même y ajouter un système de navigation GPS assorti à une caméra de recul, moyennant une option de 1 500 €. Equipée comme une grande, on vous dit !

 

Côté motorisations, le Venga propose un choix de trois moteurs, deux essence pour l’anecdote (90 et 125 chevaux), et un diesel sur lequel devrait se porter le plus grand nombre. Il s’agit d’un 1.4 CRDi dérivé du classique 1.6 de la marque, délivrant 90 chevaux… manquant quand même un peu de couple pour les 1 300 kilos du bébé (220 Nm), et surtout assez bruyant dans les hauts régimes.

Kia Venga 20

C’est un peu dommage, parce que par ailleurs, ce monospace hyper compact s’avère aussi agile en ville que bien suspendu sur la route, quoique assez fermement. A la limite, le 1.4 essence (pas plus coupleux, évidemment) se montre plus soyeux et discret dans son fonctionnement. Et évidemment moins cher à l’achat.

Kia Venga 25

Nettement même, puisque si le 1.4 essence est accessible dès 14 690 € (en finition de base Style), il faut compter presque 2 000 € de plus pour lorgner sur le diesel. Avec la différence de consommation (5,9 l/100 pour l’essence, contre 4,5 pour le diesel), il va falloir en faire des kilomètres pour effacer la différence. Peut-être 150 000 kilomètres, le temps d’épuiser, en 7 ans maximum, la garantie offerte par le constructeur, qui n’est évidemment le moindre de ses atouts…

J.-M. C.

Fiche express Kia Venga

Dimensions (L/l/h)          4,07/1,76/1,60

Moteurs                           1.4 essence 90 ch, 1.6 essence 125 ch, 1.4 diesel 90 ch

Emissions de C02                  1.4 essence : 136 g/km, 1.6 essence : NC, 1.4 diesel : 117 g/km

Equipement de base         6 airbags, ABS, ESP, climatisation manuelle

Kia Venga 19Les tarifs

1.4 essence 90 ch :

Style                            14 690 €

Active                          16 090 €

Active BVA                 17 790 €

1.4 CRDi 90 ch :

Style                           16 590 €

Active                         17 990 €

Premium                     19 590 €

1.6 essence 125 ch :

Tarifs encore non définis

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Published by Jean-Michel Cravy - dans Essais coréennes
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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 11:24


Dans la foire d’empoigne qu’est le secteur des familiales compactes, évidemment dominé par les « majors » européennes, la coréenne s’efforce de répondre efficacement aux attentes des automobilistes occidentaux, en pratiquant une intelligente synthèse de leurs besoins.

Avec un atout choc : une garantie de 7 ans. Et un bonus : une remise à jour qui lui donne une personnalité qui lui manquait un peu pour se faire reconnaître à sa juste valeur.

Par Jean-Michel Cravy

Les Coréens sont gens pragmatiques. Jamais ils ne cherchent à proposer l’auto « plus-mieux-ultra », celle qui assommerait la concurrence par une sophistication extrême, au prix de tarifs superlatifs…. et dissuasifs. Non, ce qu’ils s’emploient à faire, c’est de proposer l’auto du juste milieu, celle qui correspond exactement aux besoins de la masse des automobilistes. Et ça leur réussit.


Prenez la Kia Cee’d. Voilà une auto qui, lancée il y a moins de trois ans, a su trouver son public. Développée et dessinée spécifiquement pour le marché européen, et construite en Slovaquie, cette coréenne s’est faite européenne d’adoption. Et totalement assimilée, avec déjà 230 000 exemplaires diffusés.

 


Un succès conforté par l’apparition en 2007 de sa version Sporty Wagon, un break  plutôt élégant aux dimensions contenues. Son secret ? Correspondre parfaitement aux besoins, savoir se rendre serviable, sans faire de chichi, pour des tarifs attractifs. Avec un atout maître pour convaincre : une garantie de 7 ans ou 150 000 kilomètres. De quoi rassurer les plus réticents.

Aujourd’hui, la Cee’d s’offre un brin de la personnalité qui lui manquait un peu pour non seulement rassurer, mais aussi séduire. La base de la recette est simple et connue de tous : nouveaux pare chocs, nouveaux feux arrière, calandre redessinée avec un double décrochement à la manière de l’espiègle et inclassable Soul, avec l’indispensable touche de chrome qui va bien. Du classique donc, mais le résultat est efficace pour rafraîchir une silhouette qui, à vrai dire, n’avait guère eu le temps de vieillir.


A l’intérieur, la Kia Cee’d s’offre quelques retouches ergonomiques bienvenues : un nouveau volant au dessin plus « sportif » et à la jante en cuir plus agréable à prendre en mains, une redisposition des commandes de la console centrale, un soin manifeste porté à la qualité apparente des matériaux, qui font qu’on se sent bien à bord. La présentation générale ne fait pas assaut d’originalité, mais tout est soigné, propre, conforme aux standards du moment. Que demander de plus ?



Même l’habitabilité, notamment aux places arrière, est tout à fait satisfaisante. Côté coffre, la berline affiche 340 dm3, tandis que le break SW atteint les 534 litres en configuration standard. Les amateurs de volume apprécieront.

Côté motorisations, si la Cee’d est proposée avec deux mécaniques essence (1.4 de 90 ch et 1.6 de 126 ch à boîte à variation continue CVVT), le plus gros de la clientèle se portera, comme d’habitude, sur le diesel. A savoir un 1.6 CRDi en deux niveaux de puissance, 90 et 115 chevaux, un nouveau bloc conçu à Rüsselsheim, en Allemagne (à une portée de flèche de chez... Opel  !) associé à une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports, elle aussi toute nouvelle.

La version la plus puissante de ce nouveau diesel reçoit, de plus, un système Stop & Go de chez Bosch, qui permet d’économiser quelques décilitres aux feux rouges, moteur éteint. Au redémarrage, le moteur s’ébroue un  peu rugueusement, diesel oblige… Sur la route, il se montre assez alerte pour emmener fort correctement la Cee’d en version SW, du moins à vide. La version 90 chevaux, essayé sur la berline 5 portes, est évidemment plus placide, moins pêchue. Il ne faut pas en attendre des performances époustouflantes, c’est bien normal, d’autant que la Cee’d est de solide constitution (1 367 kilos à vide !).


Néanmoins, grâce à une boîte de vitesses aux six rapports bien étagés, elle tire quand même son épingle du jeu, et permet de profiter d’une tenue de route très satisfaisante due à des trains roulants aux réglages revus, et à des pneus Michelin fournis de série. La suspension est ferme juste ce qu’il faut, sensiblement moins sèche qu’auparavant, ou par comparaison avec celle de sa demi-sœur, la Hyundai i30. La tenue de cap est même à mettre au crédit de cette berline, ce qui est moins le cas du break SW, moins homogène de ce point de vue, probablement à cause de son porte à faux arrière plus important, surtout à vide.

Au final, la Kia Cee’d refondue tient ses promesses en affichant des prestations tout à fait à hauteur de comparaison dans le segment, en y ajoutant un rapport prix/équipement très appréciable (le tarif, pour une berline 1.6 CRDi 90 ch Motion, démarre à 17 890 €, soit quasiment le même prix qu’auparavant). Et en conservant l’atout maître qui l’a fait connaître et reconnaître : sa fameuse garantie de 7 ans, qui reste à ce jour un cas absolument unique… Pragamatique, on vous dit !

J.-M. C.

Tarifs Kia Cee’d

1.6 CRDi 90 ch berline : 17 890 € (Motion), 18 690 € (Style), 19 890 € (Active).

1.6 CRDi 115 ch berline : 19 590 € (Style), 20 790 € (Active).

1.6 CRDi 90 ch SW : 18 690 € (Motion), 19 490 € (Style), 20 690 € (Active).

1.6 CRDi 115 ch SW : 20 390 € (Style), 21 590 € (Active)

Bonus écologique : 700 € sur les deux versions diesel

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 11:48


Le constructeur coréen creuse son sillon. Il s’est fait une place non négligeable dans le domaine des 4x4. Mais les 4x4, mis au ban de la société, ne sont plus à la mode. Alors, Hyundai a décidé de se redéployer sur les petites berlines. Entre la « minuscule » i10 et la « compacte » i30, voici la « petite » i20.
Il y en aura pour tout le monde !
Par Jean-Michel Cravy

Tucson, Santa Fe, vous connaissezbien sûr. En quelques années, Hyundai (cinquième constructeur mondial, avec l’appoint de Kia, l’autre marque coréenne dont il est propriétaire)   a pris une place enviable sur le marché des SUV 4x4. Beau succès. Hélas aujourd’hui dans l’impasse du fait de l’ostracisme dont cette catégorie est aujourd’hui l’objet, très injustement pénalisée par un malus « écologique » qui n’a pas grand-chose d’écologique. Mais c’est un autre débat…

Quoi qu’il en soit, le constructeur coréen est pragmatique. Il sait s’adapter sans état d’âme aux conditions du marché sur lequel il espère prendre sa place, toute sa place… Le marché européen se détourne des SUV ? Le marché européen veut des petites voitures ? Pas de problème… Hyundai proposera des petites autos au marché européen !

Après une expérience réussie avec la Getz, Hyundai déploie une gamme allant de la toute petite i10, à vocation exclusivement citadine, à la berline compacte i30, gamme qui représente d’ores et déjà, avec la Getz encore au catalogue, 80% des ventes de Hyundai en France, représentant 1,4 % du marché, entre lesquelles s’insère donc aujourd’hui la i20.


Une auto de 3,94 mètres. Un peu plus petite que les Renault Clio et autres Peugeot 207, mais plus grande tout de même qu’une Toyota Yaris ou une Suzuki Swift. Une place à prendre, dans une catégorie très disputée, qui comprend, entre autres, Ford Fiesta, VW Polo, Opel Corsa, Mazda 2… Avec des tarifs, comme d’habitude, très attractifs.

Jeune et jolie. Voilà qui pourrait caractériser cette petite i20 à 5 portes (la 3 portes est prévue pour la rentrée de septembre). Un style enlevé, très mode, avec ses phares étirés qui lui donnent d’entrée de jeu un certain dynamisme, et une présentation intérieure plutôt flatteuse et séduisante… tant qu’on n’y regarde pas de plus près. Les plastiques durs sont en effet assez décevants, et peu agréables, ni à l’œil, ni au toucher. Mais après tout, compte tenu de sa vocation économique affichée, on peut se montrer indulgent…

Au menu des motorisations, on fait simple : un moteur essence, un 1.2 de 78 chevaux, et deux moteurs diesel 1.4 CRDI, de 75 et 90 chevaux. Tous plutôt convaincants à l’usage, surtout le CRDI 90 ch, évidemment, mais aussi bien bruyants à haut régime. L’insonorisation, manifestement, n’a pas été la préoccupation première lors de la conception de la i20.


Côté confort, outre la trop grande présence de la mécanique, on notera des sièges bien fermes, et des suspensions un peu bondissantes sur chaussée déformée.


Sur le plan du comportement routier, ce ne serait pas mal du tout, ne seraient-ce ces pneus coréens dont la coréenne est équipée. Bien trop limités, même sur route sèche. Cette fois, la recherche du prix le plus attractif possible trouve ses limites. Heureusement qu’un Pack Sécurité, comprenant antipatinage, ESP et aide au freinage d’urgence, est proposé, moyennant 450 €, qui du coup devient indispensable. Mais un effort sur la qualité des pneumatiques ne serait vraiment pas de refus. Il y a des économies qui coûtent cher…


Mais là, c’est vrai, c’est là que la petite Hyundai i20 abat son atout maître : ses tarifs, compte tenu de ses équipements, quels que soient ses niveaux de finition : Pack, Pack Clim ou Pack Color Confort (caractérisé par des sièges de couleur assortie à la carrosserie), et de sa garantie de trois ans, encore très rare, surtout à ce niveau. Des tarifs qui démarrent à 12 190 € (1.2 Pack) et « culminent » à 16 290 € (1.4 CRDI 90 Pack Color Confort).

Soit, avec les aides diverses, les bonus, et les remises « habituelles », une gamme de prix qui vient de bien moins de 10 000 € à moins de 13 000 €.
Il y a de quoi réfléchir…
J.-M. C.
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