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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 21:08

Après les Césars et les Oscars, voici le temps de l’os-car of the year, décerné comme chaque année par un jury européen de 59 journalistes, tout juste à la veille du Salon de l’auto de Genève qui ouvre ses portes ces jours-ci.

Voiture de l'année 2013 Volkswagen Golf 7 04

Et, sans grande surprise, c’est parmi les huit finalistes retenues, la VW Golf 7e du nom qui l’emporte. Très largement même, avec plus du double de points (414) que sa plus proche rivale ! Dire qu’elle a fait la quasi unanimité autour d’elle est une litote. Pas véritablement révolutionnaire, comme a pu apparaître l’hybride électrique Opel Ampera, détentrice du titre l’an dernier, elle est « simplement » une parfaite synthèse de ce qui se fait de mieux et de plus « up to date » en matière de berline familiale à l’usage du plus grand nombre. Et rien que pour ça, elle méritait amplement la suprême récompense.

 

Décidément, « Volkswagen über alles ». Volkswagen avant tout... Car, outre ce titre particulièrement envié, qui vient comme une kirsche sur le kuchen, la marque se porte on ne peut mieux, avec des résultats commerciaux records pour 2012 (et avec elle, tout le groupe VW), pourtant dans un contexte de crise particulièrement inquiétant pour bon nombre de constructeurs. Le fruit d’un travail de fond, payant à la longue, dont devraient bien s’inspirer certains rivaux, notamment français mais pas seulement, empêtrés dans des errements destructeurs.

Volkswagen Golf GTI 7-copie-1Volkswagen-Golf-break-1-copie-1.jpg

C’est dire si la Golf 7 sera en terrain conquis à Genève, où seront présentées de nombreuses déclinaisons (GTI, diesels plus performants, version break), histoire d’asseoir encore un peu plus sa suprématie...

Toyota GT 86 11-copie-1

La vraie surprise, c’est que les jurés de la Voiture de l’année 2013 lui ont choisi pour dauphine, avec 202 points, un petit coupé sport uniquement voué au plaisir de conduite, voire de pilotage : le duo Subaru BRZ/Toyota GT86. A autopanorama.info, nous vous avions fait part du grand enthousiasme ressenti au volant de l'attachante petite japonaise, qui allie une forte personnalité sportive pur plaisir, en ces temps de « chasse à la bagnole », à des tarifs particulièrement attractifs. Une très juste récompense donc, tous comptes faits. Et surtout un encouragement aux initiatives qui privilégient –encore !- la voiture plaisir.

Volvo-V40-1

L’autre surprise, c’est que d’autres modèles « de consommation courante », pourtant non dénués de qualités, sont relégués loin derrière. Ainsi la Volvo V40, attachante et très sûre, n’a recueilli que 189 points. La faute sans doute à une batterie d’aides à la conduite sécuritaires qui font de son conducteur le spectateur de sa voiture...

Ford-BMax-4

La Ford B-Max, petit monospace innovant par son architecture sans montant central lui conférant une accessibilité à bord sans pareil, n’a pas vraiment convaincu, avec seulement 148 points. Pourtant son excellent petit moteur 3 cylindres Ecoboost aurait mérité un accessit à lui tout seul.

Mercedes Classe A 5

5e –seulement !-, la Mercedes Classe A, avec 138 points. La volonté de la marque à l’étoile de sortir de sa monoculture du monospace compact et de revenir à la berline conventionnelle n’a guère été récompensée. La Classe A nouvelle manière était pourtant la rivale naturelle de la Golf. Mais –positionnement premium élitiste oblige- elle ne joue pas exactement dans la même cour en termes de tarifs ni d'ambitions en termes de diffusion universelle.

Clio4-rouge4Peugeot 208 13

Viennent enfin en queue de peloton la Renault Clio (128 points), la Peugeot 208 (120 points) et la Hyundai i30 (111 points). Les deux françaises témoignent pourtant d’un recentrage bienvenu (et attendu depuis tellement longtemps !) sur la qualité intrinsèque et perçue et le service rendu au client.

Hyundai i30 5Tout comme la coréenne, qui fait la preuve des progrès considérables réalisés par le 4e mondial en très peu d’années, qui en feront bientôt un concurrent redoutable. Mais la place de ces trois autos est surtout la sanction d’un terrible déficit d’image, qui s’était inexorablement creusé ces dernières années s’agissant des françaises, et qui commence à sortir des profondeurs de l'anonymat s’agissant de la coréenne.

 

Reste que figurer dans la « short list » finale parmi 32 postulantes initiales est un encouragement à faire mieux, encore mieux, la prochaine fois. C’est tout le mal qu’on souhaite, en particulier aux constructeurs français. Si ils en sont capables...

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:02

Bonne année 2013 1Malgré l'entrée en vigueur aujourd'hui 1er janvier du nouveau barème du bonus/malus écologique, désastreux pour nous, automobilistes, et spécialement pour l'industrie française, particulièrement pénalisée, (voir l'article que nous lui avions récemment consacré), toute l'équipe d'autopanorama vous souhaite à tous une bonne et heureuse année automobile 2013. Malgré les autophobes de tous poils, qui ne nous empêcheront pas de vivre notre passion commune. Alors, surtout, ne lâchez rien ! Et soyez fidèles aux rendez-vous d'autopanorama.info...

La rédaction

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:52

Dossier malus 2013 11Le gouvernement vient de faire passer en force son projet de malus « écologique » pour 2013, considérablement alourdi. Un mauvais coup porté au portefeuille des automobilistes, et à l’industrie automobile française !

Par Jean-Michel Cravy

 

En matière de bonus/malus « écologique » version 2013 le nouveau gouvernement de gauche semble avoir mis ses pas dans le précédent gouvernement de droite. Ça, ce n’est pas réellement une surprise, puisque c’était le principe : abaisser chaque année les différents seuils de déclanchement du malus de 5 grammes de CO2 par kilomètre, soit à compter de janvier prochain 136 g/km au lieu de 141, histoire de mettre la pression sur les constructeurs pour rendre leurs nouveaux modèles plus « propres ». Encore que le souci de propreté ne s’étend toujours pas aux émissions de NOx ou de particules imbrûlées, dont les motorisations diesel sont particulièrement généreuses. Mais ça, c’est un autre débat.

 

Dossier malus 2013 08Dossier malus 2013 18La vraie surprise, et spécialement douloureuse, c’est qu’après le coup de pouce donné en juillet dernier aux hybrides (entre 2 000 et 4 000 €... sous certaines conditions, particulièrement complexes, dont les principales bénéficiaires sont les « hybrides diesel » du groupe PSA, mais ce n’est sans doute qu’un hasard) et surtout aux véhicules électriques (bonus passant de 5 000 à 7 000 €, dont le principal bénéficiaire est... Renault, mais là aussi, c’est sans le faire exprès...), le nouveau pouvoir a décidé de quasiment doubler les malus qui affectent les « mauvais élèves », de préférence étrangers !

 

Mais une fois ces mesures prises qui favorisent très nettement les constructeurs français, le malus 2013 va au contraire les plomber, eux d’abord ! De l’art de tuer l’industrie automobile... française en jouant les apprentis sorciers, sous prétexte de vertu teintée de « patriotisme économique ». Parce que c’est là une véritable politique de gribouille, perverse dans ses conséquences induites, qui vont à l’encontre du but recherché. On va vous expliquer. Mais avant d’en arriver aux conséquences dramatiques... pour les constructeurs nationaux, état des lieux, et bilan des dégâts à venir, d’abord pour les consommateurs de voitures que nous sommes tous...

 

Renault-Modus.jpgEn examinant la nouvelle grille du malus qui sera opérationnelle dès janvier prochain, on observe que plus de 500 modèles sur les plus de 7 400 proposés sur le marché français sont déjà affectés d’un malus. Certes modéré, limité à 100 €, mais quand même... Dans le lot, la plupart des Citroën C3 et DS3 essence, les Volkswagen Polo 1.4 85 ch et Touran 2.0 TDI 140, la Toyota Verso 126 D-4D, le Dacia Duster dCi 110 4x4, la Peugeot Partner 1.6 HDi 115 ou encore les Renault Modus et Grand Modus 1.2 TCe 100. Même des modèles populaires en fin de vie comme la Peugeot 206+ ou une 308 sont impactés. Ça commence bien, et ce n’est pas fini !

 

Parce qu’à partir de 151 g/km, c’est le véritable coup de bambou : le malus passe de 500 € en 2012 à... 1 000 € en 2103 ! Avec l’introduction de tranches supplémentaires (176 à 180 g/km, tarifée à 2 000 €, 186 à 190 g/km, 3 000 €, jusqu’à 200 g/km, 5 000 €), on arrive au pur délire : au delà de 200 grammes par kilomètre, c’est la bagatelle de 6 000 € ! A comparer avec l’extrême pénalité, déjà insupportable, établie par le précédent gouvernement de droite : 3 600 € au delà de 231 grammes. Une bagatelle pour un massacre, aurait dit L.-F. Céline, si il était encore de ce monde...

 

Dossier malus 2013 09Résultat des courses pour les consommateurs ? On picore au hasard... Une Dacia Duster 1.6 16 v essence (une auto de riche hyper luxe, comme chacun sait) tarifée à 13.900 €, émettant 185 g/km est malussée à 2600 €, soit près de 20 % de son Dossier malus 2013 10prix de vente ! Une Renault Modus 1,6 l 16v 110 ch boîte auto écope d'un malus de 3000 €. Même punition pour le monospace Citroën C8 2.0 HDi 163 ch (et son jumeau le Peugeot 807) ainsi que pour les SUV Citroën C-Crosser/Peugeot 4007  en version 2.2 HDi). La Renault Laguna Coupé Initiale 3.5 V6, dernière grosse française à essence équipée d'un six cylindres, prend le maximum de la « double peine », avec 6 000 € d’amende !

 

 

 

Dossier malus 2013 05 Dossier malus 2013 02

Vous avez dit sidérant ? Délirant même ? Oui, et même pire... Parce qu’au delà des rodomontades sur le redressement industriel français prôné par tel ministre (Arnaud Montebourg, pour ne pas le nommer), un autre ministre du même gouvernement Ayrault (Jérôme Cahuzac, en charge du Budget) s’ingénie à enfoncer le clou du cercueil de l’industrie automobile nationale.

 

Dossier malus 2013 17Parce que ces mesures extrémistes, sous le bien commode prétexte de la « vertu écologique » et du retour à l’équilibre d’un budget du régime du bonus/malus bien mis à mal par les décisions de juillet en faveur des véhicules électriques et hybrides diesel, ne feront qu’enterrer un peu plus cette industrie automobile française qui va déjà bien mal, et ce n’est pas fini, hélas ! Parce que...

 

Parce que premièrement, tous les progrès automobiles, et en particulier ceux qui concernent la vertu en matière de pollution et de consommation, puisque c’est le sujet du jour, passent toujours par les haut de gamme coûteux, avant de se démocratiser progressivement sur des produits plus modestes et plus grand public.

 

Parce que deuxièmement, c’est condamner définitivement toute velléité des constructeurs français à monter dans le haut de gamme, là où les marges sont les plus rentables et fondent la prospérité d’une entreprise. Les condamner à ne plus fabriquer que des petites citadines, dont les marges sont d’autant plus faibles que dans ce secteur s’y livre une impitoyable guerre des tarifs, à l’euro près. Et par conséquent les condamner à délocaliser encore un peu plus dans des pays à bas coût, ce qui va à l’encontre de la volonté affichée d’un certain... redressement productif.

 

Dossier malus 2013 04Parce que troisièmement, ce sera parfaitement contre-productif pour les finances de l’Etat. En obligeant les consommateurs à se détourner des véhicules trop lourdement pénalisés, les super malus ne rentreront finalement pas dans les caisses. Sans compter la perte supplémentaire d’une partie non négligeable des rentrées fiscales générées par la TVA sur des autos au tarif élevé...

 

Parce que quatrièmement, nombre d’automobilistes vont devoir renoncer à leur intention d’acheter des voitures neuves, avec pour conséquence le vieillissement du parc roulant, consommant et polluant évidemment plus que les nouveaux modèles proposés. Déjà que le marché de la voiture neuve se porte mal, que si les ventes de voitures étrangères régressent, celles des constructeurs français reculent encore bien plus (- 25 % pour Renault rien que ce mois-ci, et ce ne sont pas les quelques poignées de Z.E. vendues, essentiellement à des Grands Comptes, qui changeront la donne !)... 

 

Dossier malus 2013 19Jean-Claude Debard, l’ex-responsable (entre autres) de l’importation de Mitsubishi en France, a sans aucun doute été victime de son trop grand franc-parler, et surtout de mots trop directs et insultants pour stigmatiser les incohérences gouvernementales en matière d’automobile, mais il a parfaitement raison sur le fond. Et raison de rappeler que "l'automobile représente 25% des revenus de la France et 10% de l'emploi dans notre pays, car il n'y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l'automobile directement ou indirectement".

 

Et dire que l’Assemblée nationale avait voté un amendement à ce projet de super malus en voulant ne faire démarrer la grille à 141 g/km de CO2 au lieu de 136, précisément au nom de la défense de l’industrie automobile française, considérant que c’était condamner les compactes à moteur essence (majoritaires en Europe) au profit, une fois de plus, des citadines diesel, déjà indûment favorisées par la réforme du bonus de juillet dernier. Alors même que l’Académie de médecine vient enfin de reconnaître officiellement les dangers pour la santé de ce type de motorisation, et qu’est envisagé son bannissement dans les villes...

 

Dossier malus 2013 13Mais non, pas question, c’était trop de bon sens ! Ce gouvernement, qui pourtant prône à tout propos le dialogue et la concertation, est revenu à la charge, s’est essuyé les pieds sur la représentation nationale et a forcé les députés (majoritairement socialistes, rappelons le) à se coucher. Le dispositif voulu par le Ministre du budget a donc été adopté sans qu’on y change une virgule... Après ce mauvais coup porté par son collègue à l’industrie automobile, le Ministre du redressement productif Dossier malus 2013 16pourra toujours fustiger (comme nous le faisons nous-mêmes) les délocalisations à outrance, les fermetures d’usines et les plans sociaux massifs pratiqués par les constructeurs français pour sauver leur peau face à la menace coréenne !

 

Parce ce que, n’ayant définitivement plus la possibilité de prétendre rivaliser avec leaders allemands du haut de gamme à forte valeur ajoutée (en partie aussi suite à des erreurs stratégiques dont la responsabilité leur incombe), ils sont condamnés à devoir ferrailler pied à pied, le dos au mur, sur le front des voitures low cost avec mieux armés qu’eux. Voilà qui s’appelle une politique cohérente pour soutenir l’industrie automobile française chancelante... On n’a pas fini de mesurer les lourds dégâts qui seront causés par cette machine infernale mise en place par le gouvernement. Hélas...

J.-M. C.

 

 

Voici les grilles comparées des malus 2012 et 2013 : 

Dossier malus 2013 14 Dossier malus 2013 15


et la grille complète du bonus/malus

qui entrera en vigueur au 1er janvier prochain :

Dossier malus 2013 06

  

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28 octobre 2012 7 28 /10 /octobre /2012 19:57

Voies sur berges Paris 05Les mauvais coups pleuvent de toutes parts ! Au niveau national (voir le projet de super malus « écologique » en forme de coup de massue). Et à Paris également, où le sournois travail de sape pour « bouter la bagnole » hors les murs continue... Eliminer la bagnole, mais pas seulement : confisquer le centre névralgique de l’Ile de France (11,8 millions d’habitants) au seul profit des bobos parisiens nantis. Chronique d’une épuration socio-économique qui ne veut pas dire son nom...

Par Jean-Michel Cravy

 

Voies sur berges Paris 04Parfois on se demande ce que ces mots-là : « socialisme », « gauche » veulent dire... Depuis que le « socialiste » estampillé « PS », Bertrand Delanoë a accédé à la Mairie de Paris en 2001, il n’a eu de cesse, poussé dans les reins par ses partenaires « écolos » menés par le sieur Denis Baupin, alors son adjoint aux Transports, et par ailleurs surnommé le « Khmer vert » en raison de sa radicale détestation de la bagnole qu’il avait jadis théorisée dans un livre blanc écrit au vitriol, et reprise dans un ouvrage plus récent (Tout voiture, no future, 2007), que de repousser la voiture hors les murs.

 

boulevard-du-montparnasse-x-500.jpgÇa avait commencé par la « restructuration » du plan de circulation de Paris, avec le saccage raisonné et consciencieux de la plupart des grands axes de la ville (les grands boulevards – Magenta, Montparnasse, Arago, St Marcel, St Jacques, Gouvion St Cyr, pour n’en citer que quelques-uns) pour entraver la circulation automobile et dégoûter les automobilistes. Une mesure qui loin d’épurer l’air de la capitale comme c’en était le prétexte, n’avait fait qu’augmenter les embouteillages et la pollution induite, y compris en pleine nuit (une grande première !).

 

Ça avait continué avec la suppression systématique des places de stationnement en surface le long des trottoirs, remplacées par des alignements d'emplacements de Velib, qui coûtent une fortune colossale pour les contribuables parisiens (officiellement 1,6 million d’euros par an, en réalité infiniment plus, la totalité du parc ayant du être remplacé depuis les débuts de l’opération en 2007), renvoyant les audacieux « étrangers à la capitale » ne disposant pas d’un abonnement résidentiel privilégié, aux coûteux parkings privés souterrains. Une discrimination rampante à l’égard des banlieusards, ces pelés, ces galeux qui n’ont pas les moyens d’habiter Paris...

 

Tramway 3694 6 mai 2006Et puis il y avait eu la grande affaire du tramway. Qui contesterait le bien-fondé de son implantation à Paris ? Certainement pas nous ! Bien que nous soyons, bien évidemment, des défenseurs de la voiture, et des chauds partisans de la liberté – et des plaisirs qui vont avec - qu’elle a apportés et qu’elle apporte encore, nous n’avons pas – nous ! – d’opposition systématique, front contre front, entre la liberté de circulation individuelle et le développement des transports en commun.

 

C’est que, soit dit en passant, et en guise de rappel à l’intention de nos bonnes âmes « écologistes » qui veulent le bien du plus grand nombre, de gré ou de force, et si pas de gré, de force, la préoccupation d’une meilleure qualité de circulation dans Paris ne date pas d’hier. Il y a 150 ans, un certain Fulgence Bienvenüe, avait imaginé un système de transports en commun souterrain dont la première ligne sera inaugurée en 1900, sous la 3e République. On appellera ça le Métropolitain, plus communément connu sous le nom de métro... Et ce Monsieur Bienvenüe dont plus personne ne semble se souvenir n’était pas un militant « écologiste ». Seulement un très sérieux urbaniste, lui, juste soucieux du bien public. C’est toute la différence. Mais ça, les édiles parisiens du moment, manifestement, s’en battent l’oeil...

 

Le problème de ce tramway moderne - dont l’intérêt stratégique n’est évidemment pas à mettre en cause - c’est qu’au lieu d’implanter son tracé sur l’emprise de la petite ceinture (une ancienne voie de chemin de fer qui faisait le tour de Paris, et aujourd’hui encore en jachère et libre d’utilisation) comme il aurait été de pure logique, ces beaux messieurs qui veulent le bien des Parisiens (ceux du moins qui ont les moyens de l’être), et le mal de ces salauds de pauvres banlieusards qui leur pourrissent la qualité de vie, ont préféré le faire... sur les boulevards des Maréchaux ! Et même si les liaisons entre les différentes sections n’est ni cohérente ni bien entendu réalisée. Parce que c’est sans importance, et que ce n’est pas le but réel...

 

Ben oui, c’est logique ! Parce que les Maréchaux, c’est avec le périphérique, ce qui permet de circuler autour de Paris, de l’ouest à l’est, et du sud au nord, sans entrer dans la ville. Trop facile ! Puisqu’il s’agit d’éliminer ces saloperies de bagnoles hors de l’emprise de la capitale, avec les « banlieusards-non Parisiens estampillés » qui vivent dedans...

 

Voies sur berges Paris 02Et justement, puisqu’on parle du périphérique... Figurez-vous que l'actuel adjoint au maire de Paris chargé de l'environnement, a laissé entendre qu'une demande d'abaissement de 80 à 70 km/h de la vitesse sur le périphérique parisien avait été soumise à la préfecture de police. Au prétexte que cet aménagement permettrait de mieux respirer aux abords de cet axe névralgique (jamais les petites fleurs qui y poussent ne sont mieux portées, que ceux qui connaissent l’endroit en témoignent !). Et avec un argument qui laisse sans voix : le ralentissement du trafic améliorerait la fluidité ! Ben voyons... Comme dans Paris intra-muros ? On connaît d’avance le beau résultat...

 

Voies sur berges Paris 10Mais le pire n’est jamais sûr. Parce qu’il y a toujours pire que le pire à venir... En effet, Monsieur Delanoë, maire de Paris, ses fidèles affidés et son héritière putative (Anne Hidalgo, pour ne pas la nommer) n’ont depuis longtemps qu’une idée en tête : généraliser le concept de « Paris-plage », rendre la totalité des voies sur berges de la Seine aux Parisiens. Au profit des seuls Parisiens ! C’est-à-dire fermer lesdites voies sur berges (un axe absolument vital pour permettre aux Franciliens de la banlieue (près de 12 millions d’habitants) de passer de l’ouest à l’est de Paris (et vice versa) pour aller au boulot, ou plus simplement profiter des plaisirs culturels et festifs de Paris.

 

Mais non. De ça, il ne saurait être question ! Le mot d’ordre de cette actuelle génération d’« écolo-socialistes » n’est pas, comme dans les temps anciens du socialisme généreux et partageur, « tout pour tous », mais « tout pour nous, et rien pour les autres » ! Parce comment expliquer cette mise en travaux des voies sur berges qui vient de commencer (autorisée en juillet dernier par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault) pour mieux entraver, une fois de plus, la circulation automobile ? Comment expliquer que malgré les plus de 20 000 signatures recueillies par la pétition en ligne émise par l’association 40 millions d’automobilistes, la mairie de Paris n’ait même pas daigné ouvrir le dialogue ?

 

Parce que de dialogue, il ne saurait être question. Puisque c’est le fait du prince, comme du temps de l’absolutisme royal, dont on croyait s’être débarrassés depuis deux siècles. Un prince « écolo-socialiste » légitimement élu par le peuple de Paris, faut-il préciser, et ça change tout dans les principes. Mais ça change quoi en réalité ?

 

Voies sur berges Paris 09La vérité, c’est qu’au delà de cette première tranche de travaux circoncise entre le pont Royal et le pont de l’Alma visant à fermer la rampe d’accès au niveau de la Concorde et les sorties au niveau des Invalides, ne laissant aux automobilistes que le seul accès face au Musée d’Orsay (et encore sur une seule file !), le but recherché à terme est de fermer totalement la voie express rive droite, alias voie Georges Pompidou, et dans la foulée de s’attaquer à la fermeture de la voie rive gauche.

 

Voies sur berges Paris 07Le véritable but, sous de vagues prétextes politico-écologiques du « mieux vivre à Paris » en guise de rideau de fumée, c’est d’organiser la confiscation de Paris au profit des seuls Parisiens, qui ont les moyens d’y vivre intra-muros, et d’en expulser les « pauvres », les banlieusards de l’Ile de France, ceux, les malheureux, qui n’ont pas les moyens de vivre à Paris.

 

Dans cette sombre histoire, l’expulsion de la « bagnole » de Paris n’est qu’un prétexte (après tout, les Parisiens bénéficient depuis plus d’un siècle d’un efficace métropolitain, et n’ont pas de réel besoin de voiture en ville pour circuler) pour expulser ces « salauds de pauvres banlieusards » qui viennent piétiner leur territoire privatisé, acquis à grands renforts de pognon. Comme si Paris n’appartenait qu’aux Parisiens. Comme si Paris n’était pas le centre névralgique de la région Ile de France. Et accessoirement la capitale du pays...

Voies sur berges Paris 01

Comment peut-on appeler cette politique-là ? Sinon une politique d’épuration socio-économique, qui ne veut pas dire son nom. Et on appelle ça " être de gauche " ? Je ne sais pas vous, mais moi, aux prochaines élections municipales, je porterai ma voie - pardon, ma voix - sur... Georges Pompidou ! Au moins lui il aimait ça, la "bagnole"...

J.-M. C.

Dernière minute...

 

Non seulement la mairie de Paris va très prochainement demander à la Préfecture l’abaissement de la vitesse de 80 à 70 km/h sur le Périphérique, non seulement elle persiste dans son intention de fermer à terme les voies sur berges, ou à tout le moins d’en restreindre considérablement l’usage, et d’interdire l’accès à la capitale aux motorisations diesel mais Bertrand Delanoë va présenter au Conseil de Paris, le 12 novembre prochain une nouvelle liste de restriction de circulation ! Non seulement pour Paris même, mais qui pourrait concerner aussi une partie de sa proche banlieue...

 

Le projet prévoit, outre l’abaissement de la vitesse sur le périph :

-       l’interdiction de circulation pour les véhicules automobiles et utilitaires de plus de 17 ans, aux poids lourds de plus de 18 ans et aux deux roues motorisées de plus de 10 ans ;

-       une limitation de la vitesse à 30 km/h autour des écoles, des équipements sportifs et culturels et sur les grands axes ;

-       l’instauration d’un péage sur les autoroutes urbaines,

-       l’interdiction de circulation des poids lourds en transit,

-       l’instauration d’un contrôle technique pour les deux roues motorisées...

 

Si certaines de ces mesures ne sont guère contestables (la limitation de vitesse aux abords des écoles, l’interdiction des poids lourds), le reste, et particulièrement les projets de péages urbains, montre une volonté de restreindre encore un peu plus l’accès à la capitale aux près de 10 millions de Franciliens extra muros et à leurs « saloperies de bagnoles » ! Une véritable confiscation de Paris au profit des seuls Parisiens...

 

Comme le souligne la secrétaire général de la Ligue de défense des conducteurs (www.liguedesconducteurs.org), on peut bel et bien dire que « la Mairie de Paris lance le Mondial de l’autophobie » ! Et Christiane Bayard de poursuivre : « la Mairie de Paris n’a plus les pieds sur terre et mise tout sur la communication, n’hésitant pas à balayer d’un revers de main la libre circulation d’une partie des Parisiens et des Franciliens. En s’attaquant brutalement aux conducteurs les plus fragiles économiquement, la Mairie de Paris devient totalement déviante. Elle veut éradiquer la voiture de la ville, et cela par tous les moyens imaginables. Plutôt que de chercher des solutions acceptables pour tous, la Marie de Paris privilégie certaines populations, sans contrepartie pour les autres. Les familles modestes seront les plus touchées, (et particulièrement celles des banlieues, NDLR) ainsi que les artisans, dépendants de leur véhicule pour le développement de leur activité. » On ne saurait mieux dire...  

 

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 12:08

Arnaud Montebourg en Zoe 02Le ministre du Redressement productif surpris en excès de vitesse au volant d’une voiture électrique... et plus grave, en excès d’optimisme à propos de son avenir ! Ou l’art de se raconter des belles histoires à dormir debout... ou de réinventer le fil à couper le beurre.

Par Jean-Michel Cravy

 

Arnaud Montebourg en Zoe 03Alors que le Mondial de l’auto de Paris bat toujours son plein, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, a voulu marquer les esprits en se rendant mercredi dernier au Conseil des ministres au volant d’une Renault Zoe, histoire d’affirmer haut et fort que « la voiture électrique est l’avenir de la France ». Une affirmation bien péremptoire dont il est réellement permis de douter quand on sait que durant les quatre premiers mois de l’année 2012, il s’en est vendu en France en tout et pour tout... 1 594 exemplaires ! Si c’est ça l’avenir, il s’annonce bien lointain, là-bas, tout au fond d’un horizon bien brumeux...

 

Arnaud Montebourg en Zoe 04Certes, les choses risquent de changer – un peu !- avec l’avènement de la nouvelle favorite du ministre, du moins quand elle sera effectivement commercialisée, courant 2013 (puisqu’on annonce déjà un retard de six mois dans sa mise en production), là où les Citroën C-Zero, Peugeot iOn et Renault Fluence Z.E. ont largement échoué à convaincre le chaland. Surtout que depuis le 1er juillet, le bonus gouvernemental pour les véhicules électriques a été rehaussé de 5 000 à 7 000 €, ce qui mettra une Zoe de base au tarif de 13 700 €, auxquels il faudra quand même ajouter environ 80 € par mois pour la location des batteries, qui resteront la propriété du constructeur.

 

Et tout à son plaisir de vouloir que « la France sache qu’avec une voiture électrique, on est exactement comme dans une voiture thermique. C’est la même puissance, la même nervosité » selon ses propos recueillis par l’agence Reuters, Arnaud Montebourg n’avait pas pu s’empêcher, Arnaud Montebourg en Zoe 12 Arnaud Montebourg en Zoe 08 devant la caméra de nos confrères de BFMTV.com (« je vais tenter une accélération forte ») d’appuyer sur le champignon (nucléaire ? parce qu’il faudra bien la produire, l’électricité, d’une manière ou d’une autre !) en affichant un joli 66 km/h au compteur dans les rues de Paris, limitées comme chacun sait à 50. Pas mal... Ça pousse, hein ? « 66 km/heure. C'est vraiment un excès que, j'espère, on me pardonnera ! ». Mais oui, Monsieur le ministre, pour notre part, très volontiers.

 

Jamais_contente.jpgMais c’est quand même oublier que la toute première automobile a avoir franchi la barre symbolique des 100 km/h, fût une voiture électrique, la Jamais contente de Camille Jenatzy. C’était il y a 113 ans à peine. Une paille ! Quoi, jamais contents ? Et il nous semble bien nous souvenir que dans les années 90, Renault avait amené dans la cour de l’Elysée une... Clio électrique – déjà - pour que le président de la République d’alors, François Mitterrand, fasse quelques dizaines de mètres sur le gravier pour se convaincre de... son avenir. C’était il y a vingt ans. Eternel recommencement de l’avenir tellement radieux de la voiture électrique...

 

Parce que, outre la question cruciale du surcroît de consommation d’électricité généré par la généralisation massive de ce mode de propulsion (les experts estiment qu’il faudra construire une centrale nucléaire supplémentaire par tranche de 100 000 véhicules électriques), outre la question du recyclage des batteries, tous « légers problèmes » qui déplaceront la pollution induite par ces véhicules improprement qualifiés de « zéro pollution », des centres urbains à leur lointaine périphérie – c’est à dire cacher la poussière, et les déchets, sous la moquette - reste la question de leur alimentation en ville, compte tenu de leur très faible autonomie.

Arnaud-Montebourg-en-Zoe-13-copie-1.jpgAu-delà de l’accord passé avec le réseau Autolib’ parisien, qui permettra aux –rares- propriétaires privés de voitures électriques de se recharger sur les bornes Bolloré (et du coup de bénéficier d’une place de parking gratuite), le gouvernement vient d’annoncer le déblocage d’une enveloppe de 50 millions d’euros pour le déploiement de bornes de recharge via le Programme d’Investissements d’Avenir (PIA). Y seront éligibles les agglomérations de plus de 200 000 habitants ou les projets portés par les régions. Bien ! ça nous donnerait combien de prises électriques, tout ça ? Selon le sénateur Louis Nègre qui a remis un rapport au précédent gouvernement l’an dernier, il faudrait investir 300 millions d’euros pour financer les 44 000 prises devant être installées d’ici à 2014 dans les 25 agglomérations les plus importantes. On est donc très loin du compte.

 

Beaucoup plus ennuyeux... A l’heure actuelle, au tarif domestique en vigueur (et on sait qu’EDF réclame – et obtiendra ! - une augmentation de ses prix de 30 % dans les cinq années qui viennent-) un plein d’électricité revient à environ 2 euros. Alléchant, non ? C’est juste oublier que les carburants fossiles actuellement délivrés à la pompe sont assujettis à une TICPE (Taxe Intérieure de Consommation sur les Produits Energétiques), qui représente, à raison de 60% par litre en moyenne, une recette fiscale de près de 24 milliards d’euros.

Arnaud Montebourg en Zoe 15-copie-1Qui peut croire un seul instant qu’en cas de développement massif de la voiture électrique au détriment de la voiture conventionnelle fonctionnant aux dérivés du pétrole, les choses resteraient en l’état ? Qui peut croire que l’Etat se privera longtemps de ces pertes de recettes (le 4e poste du budget national et des collectivités locales, rappelons le) sans réagir, et sans reporter sa TICPE sur la consommation électrique des véhicules ? Et qui peut croire qu’il maintiendra sa fameuse subvention de 7 000 €, quand le parc de véhicules électriques passera de quelques pauvres milliers d’unités à 100 000, 200 000, 300 000 ? Personne. Sauf pour qui les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent... Parce que justement, par le plus grand des hasards, le gouvernement envisage un report de cette fiscalité d’Etat sur la consommation des véhicules électriques. Eh bien oui, c’est on ne peut plus logique...

Arnaud-Montebourg-en-Zoe-01-copie-1.jpg

Alors, au-delà des rodomontades et des effets d’annonce tonitruantes mais en réalité vides de sens, Monsieur le ministre du Redressement productif, plutôt que de feindre de réinventer le fil à couper le beurre, devra plutôt s’atteler aux vraies questions, celles de la protection de l’outil industriel en France, et des emplois qui vont avec. C’est ce qu’il a commencé à faire en se rendant, en marge du Mondial, à la rencontre d’une délégation de syndicalistes de PSA/Peugeot-Citroën, ce groupe qui prévoit le « dégraissage » drastique et dramatique que l’on sait. A bord d’une Renault Zoe, de nouveau. Mais comme passager cette fois. Et ça vaut peut-être mieux comme ça. Parce que là, on n’est plus dans le fantasme et le rêve éthéré : il s'agit de rentrer dans le dur de la réalité. D'aujourd'hui ! Dur, dur, n’est ce pas, d’être ministre du redressement ? Réellement productif ?

J.-M. C.

 

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 13:17

Volkswagen-low-coast-1.JPGAbaisser le prix d'accès des voitures neuves pour permettre au plus grand nombre d'y accéder ? Un vaste débat, autant de société que de pure économie d'entreprise. Et chacun y va de sa recette, plus ou moins respectueuse des grands équilibres entre la solvabilité de citoyens normalement rétribués à leur juste prix pour leur travail, qui en retour font marcher... l'économie des entreprises, et la chasse à des "consommateurs", hélas de moins en moins solvables, parce que victimes de la loi d'airain d'une certaine "mondialisation" annoncée comme inéluctable, incontournable et indiscutable...

Par Jean-Michel Cravy

 

Une Datsun à 3 000 dollars, c’est vraiment possible ? Carlos Ghosn, le grand patron de l'Alliance Renault/Nissan et autres satellites (Dacia, Samsung, Lada), a récemment annoncé son intention de commercialiser dès 2014 dans les pays émergents des Datsun (l’ancien nom de Nissan, pour les férus d'histoire automobile) particulièrement hyper low cost, puisque leurs tarifs s’échelonneraient entre 3 000 et 5 000 dollars (2 325 à 3 875 euros). Ainsi naitrait un sérieux concurrent pour le chinois Geely ou l'indien Tata, et qui aurait pu tout aussi bien s'appeler... Tati ! Pourquoi pas, hein, tant qu'on y est ? Les premiers marchés visés seraient l'Indonésie, l'Inde, la Russie, le Mexique, avant de s'attaquer au continent africain.

 

Le controversé patron du groupe Renault, déjà récidiviste en la matière, puisqu'il a introduit en Europe occidentale des produits (Dacia) à bas coût de production issus de l'Europe centrale émergente (la Roumanie), en recyclant de très anciens investissements en recherche et développement largement amortis, entend cette fois s'affranchir des contraintes liées au confort minimal et à la sécurité passive et et active qui sont aujourd'hui les incontournables standards d'une vraie voiture moderne, au sens "occidental" du terme. Et de se fournir en pièces fabriquées sur places. Sur quels critères de qualité ? Nul ne le sait. Le communiqué ne précise pas non plus si les ouvriers locaux seront payés. Parce qu'à ce tarif là...

 

Par ailleurs, Volkswagen travaille également sur un projet de voiture low cost à destination des pays émergents, qui pourrait voir le jour d’ici deux ans ! Comme presque tout le monde d’ailleurs. Mais, contrairement au projet extrémiste de Monsieur Ghosn pour Datsun, le constructeur allemand n'entendrait pas sacrifier la sécurité minimum à laquelle on est aujourd'hui attachés et la modernité technique sur l’autel des prix bradés. Conséquence, les tarifs de cette VW « pas chère », destinée à remplacer la Polo brésilienne vieillissante, devraient se situer entre 5 000 et 10 000 €. C’est bien plus raisonnable. Et tellement plus crédible...

 

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 20:29

  Présidentielle 07Un Président s’en va, à bord de sa très hautaine Vel Satis blindée. Son successeur désigné par les électeurs a quitté sa mairie de Tulle pour rejoindre l’Elysée. En Renault toujours, mais lui dans une bien plus modeste mais aussi plus moderne Scénic. Tout un symbole ?

Présidentielle 03Certes, on avait bien aperçu dans la cour de l’Elysée quelques modernes Citroën C5 et autres Peugeot 408, à l’usage des seconds couteaux du désormais ci-devant Président de la République sortant. Celles-là resteront bien évidemment au service de la nouvelle équipe gouvernementale qui défilera, comme toujours, dans le ballet bien réglé des mardis matins de conseils des ministres. Il ne faut pas gâcher en ces temps de restriction budgétaire, n’est-ce-pas ?

Présidentielle 02Un Président passe, donc, et un autre est arrivé. D’abord à bord d’une Renault - eh oui encore ! - mais aussi une bien plus modeste Scénic, infiniment moins prétentieuse que cette antique Vel Satis blindée, au moment de quitter sa mairie de province pour rejoindre la capitale et y fêter son élection.

Présidentielle 05Mais lors de sa prochaine prise de fonctions il faudra bien qu’il change de monture pour changer de stature. On l’avait bien aperçu, tard dans la nuit de son élection, à l’arrière d’une Citroën C5 d’emprunt. Mais demain ?

Présidentielle 06Nous, à autopano, on avait eu envie de lui suggérer, au soir de ce changement d'ère, de mettre au rancart cette antédiluvienne Vel Satis qui fit trop souvent penser à une chaise à porteurs d’ancien régime pour la remplacer, par exemple, par une Citroën DS5, infiniment plus normale, infiniment plus moderne, tant en matière de style que de technologie.

Citroen-DS5-23.jpgEn version Hybrid4, bien entendu, intelligent mariage de motorisation à base d’énergie fossile et d’énergie électrique (nucléaire, diront les mauvaises langues, dont nous sommes ?). Une auto rose/verte en quelque sorte, à qui il ne manquerait qu’une petite touche de rouge pour que ça bouge... 

Présidentielle 10 Et vous savez quoi ? Il semblerait que nous ayons été entendus – ou que la DCRI nous ait déjà mis sur écoute, qui sait ? – puisque son entourage vient d’annoncer que la voiture officielle du nouveau Président sera bel et bien... une Citroën DS5 Hybrid4 ! On dirait bien que le changement, c’est maintenant... Reste le choix de la couleur. Sera t-elle blanche ? Ou simplement grise ?

Mais ça, c'est une autre histoire. Et on verra bien à l'usage...

Citroen-DS5-09.jpgJ.-M. C.

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 16:33

Pininfarina CambianoComme tous les ans, Genève accueille la collection de printemps de l'automobile.

Un salon neutre, comme est la Suisse, en termes industriels, une sorte d'ONU de l'auto, où tous les constructeurs s'affrontent pacifiquement et font assaut d'inventivité et de fraicheur créative, en ces temps marqués par les dérives de la mondialisation.

Un salon qui, malgré cette ambiance morose, faite de délocalisations, et de douloureuses restructurations, annonce on l'espère, des lendemains qui chantent. Sous la froidure des neiges de l'hiver percent les primevères. Toujours...

 

Voici un premier inventaire des nouveautés qui y sont dévoilées, et que nous vous détailleront au fur et à mesure, sur autopanorama.info. Vous nous suivez ?

 

Abarth : 695 Tributo Maserati

Audi : A3 - RS4 Avant - TT RS Plus - A1 Quattro

Bentley : SUV Concept EXP 9 F

BMW : Série 6 Gran Coupé - M6 berline et cabriolet – M135i

Cadillac : ATS berline

Citroën : C4 Aircross – DS4 Racing - DS3 Racing Sébastien Loeb

Chevrolet :Cruze SW - 130 R Concept – Tru 140S Concept

Dacia : Lodgy

Ferrari : F12 Berlinetta

Fiat : 500L - 500 America – 500 Colot Therapy – Punto TwinAir – Freemont AWD

Ford : B-Max – Fiesta ST – Kuga 2 – Mondeo – EcoSport Concept

Honda : NSX Concept

Hyundai : i30 SW – i-Oniq Concept – Veloster Turbo 186 ch

Infiniti :Emerg-e

Jaguar : XF Sportbrake

Jeep : Grand Cherokee Concept – Compass Concept

Kia : Cee’d - Concept Trackster – Ray EV

Lamborghini :Avantador roadster J

Lancia : Flavia Cabrio – Thema AWD

Lexus : RX 450h restylé

Lotus : Exige S Roadster

Maserati :GranTurismo Sport 

Mazda : Takeri Concept

Mercedes :Classe A -  SL

Mini :Countryman John Cooper Works – Clubvan

Mitsubishi :Outlander 2

Nissan :Invitation Concept – Juke R – Hi-Cross Concept

Opel : Astra Coupé OPC – Mokka

Peugeot : 208 GTi Concept – 208 XY

Pininfarina :Cambiano

Porsche :Boxter

Range Rover :Evoque cabriolet

Renault : Zoe – gamme Mégane restylée

Seat : Ibiza restylée – Mii – Toledo Concept

Skoda : Citigo

Subaru : BRZ

Toyota : Yaris hybride – GT86 - FT-Bh hybride Concept

Volvo : V40

Volkswagen :Up ! 5 portes – Golf GTi Cabriolet – Polo BlueGT

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 16:12

Nouvelle manifestation massive prévue le jeudi 2 juin

Objectif : bloquer toutes les routes de France !

 

sarkozy 25Il a dit : « Je ne céderai pas ». Qui, il ? Le Président de la République, un certain Nicolas Sarkozy, qui bat tous les records de défiance dans les sondages. Et avec lui Claude Guéant, son psycho-rigide Ministre de l’Intérieur droit dans ses bottes et ses certitudes. François Fillon, son si discret Premier ministre qui essaie de faire oublier qu’il adore rouler vite au volant d’autos puissantes et rutilantes. Jean-François Coppé, le patron d’un parti menacé d’un prochain désastre électoral mais qui croit quand même dur comme fer en son futur politique. François Baroin, servile porte parole d’un gouvernement que plus personne ne respecte, pas même les députés supposés le soutenir, mais qui sentent monter la grogne et la rogne chez leurs électeurs de base, et les répercutent au plus haut niveau…

 

Mais non ! Tous sourds, autistes, et butés dans l’intime conviction qu’ils ont raison. Contre tout le monde…

 

Comment ? Comment rester indifférent à la hausse soudaine de la mortalité routière en avril dernier (+20 % par rapport à la même époque de l’an dernier) ? Qui pourrait ne pas se sentir concerné ? Automobilistes, certes, mais pas délinquants, et encore moins criminels…

sarko

Alors les pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, prennent des mesures fortes et spectaculaires : enlever les panneaux indiquant les zones de radars fixes, interdire les avertisseurs de radars, fixes comme volants. Haro sur la vitesse, mère de tous les maux ! Qui y trouverait à redire, puisqu’il s’agit de sauver des vies ?  

 

Sauf qu’à la vérité ces « solutions » n’ont aucun rapport avec le « problème ». C’est juste oublier (ou refuser !) de constater que la circulation a considérablement augmenté (et particulièrement celle des motards) ce mois d’avril 2011, du fait de conditions climatiques particulièrement favorables. Que la question de l’alcoolémie au volant n’est toujours pas prise en compte (depuis combien de temps n’avez-vous plus été contrôlé ?). Que depuis trop longtemps le principe de base de la politique de sécurité routière est la déresponsabilisation, la démobilisation totale de l’attention du conducteur, réduit à être le passager de sa propre voiture, transformée en salon de détente, téléphone greffé dans l’oreille. Que le nombre de conducteurs sans permis (et donc sans assurance !) est en augmentation exponentielle…

 

Mais non. Foin d’explications trop rationnelles… et trop compliquées à prendre en compte. On fait simple, simpliste, radical, brutal : haro sur les braves automobilistes qui s’aviseraient de dépasser ne serait-ce qu’un peu les limitations de vitesse, élevés au rang de dangereux délinquants de la route, voir même de criminels en puissance !

 

228422 144926895581159 100001915495370 279767 3442805 nQue les panneaux, en service partout en Europe sauf désormais en France (et dont en 2003 un certain Ministre de l’Intérieur du nom de Nicolas Sarkozy vantait les vertus pédagogiques !) ou les avertisseurs de radars soient en réalité de réels facteurs de sécurité, peu importe. Circulez, y’a rien à voir, scrogneugneu !

 

Oui mais voilà. Les automobilistes en ont assez d’être traités comme des demeurés irresponsables. Ils sont aujourd’hui plus de six millions d’utilisateurs d’avertisseurs, représentés par ces fabricants d’appareils (Coyote, Inforad, Wikango, Avertinoo, Eklaireur, Takara, Eco&Logic) sans compter les plus de 10 millions de personnes qui ont téléchargé des applications sur leur téléphone mobile, à dire non.

 

Il ne cédera pas, dit-il ? Les automobilistes ne céderont pas non plus, répondent-ils avec force. Déjà la manifestation du 18 mai devant les préfectures des plus grandes villes de France a été un franc succès, malgré qu’elle ait été lancée au débotté, en à peine 48 heures. Et l’association des fabricants d’ « appareils d’aide à la conduite », l’AFFTAC, déjà forte d’une pétition ayant recueilli plus d’un million de signatures, appelle l’ensemble des automobilistes à manifester massivement leur réprobation

le jeudi 2 juin prochain, en bloquant toutes les routes de France,

et le périphérique parisien.   

cartes-d-electeur.jpg

Et si ça ne suffit pas, il faudra passer…  à la vitesse supérieure ! Déjà, les élus de la majorité UMP en ont pris parfaitement conscience : « ces mesures, c’est une catastrophe électorale » disent-ils en cœur. On ne saurait mieux dire : des élections majeures se profilent, dans à peine un an. Et leur avertisseur de désastre électoral n’arrête pas de sonner…

Jean-Michel Cravy

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 13:47

Radars la preuve

Ce n’était pas un poisson d’avril… La semaine dernière, vous avez sans doute remarqué dans la presse nationale cet encart publicitaire de quatre pages pondu par la Sécurité routière, vantant l’incontournable mérite des radars pour sauver des vies sur la route. C’est vrai. Et faux à la fois. Parce que le raisonnement est tout simplement absurde…

Par Jean-Michel Cravy

 

 La Sécurité routière affirme haut et fort dans ses quatre pages de propagande : « De toutes les mesures mises en place en matière de sécurité routière, l’installation des radars automatiques au bord des routes est celle qui a permis de sauver le plus grand nombre de vies au cours des dernières années ». Précisément 11 000 en cumulé depuis l’annonce de la généralisation des radars en 2002. Formidable ! Oui… Et alors ? Si on ne peut que saluer ces salutaires avancées (qui dirait le contraire ?), si ces chiffres ne sont pas contestables en soi, leur attribution à la seule répression routière l’est belle et bien, elle, bel et bien contestable…

Sécurité routière 2

Comment se tromper, se mentir et mentir à ses concitoyens, en ayant l’absolue certitude d’avoir la raison pour soi, et diffuser la « bonne parole » avec les accents de la bonne foi, nourrie par le sincère souci de la bonne gouvernance des citoyens dont on a la charge ? C’est pourtant ce que font depuis des décennies, avec un entêtement sidérant, tous les gouvernements, de droite comme de droite, en matière de sécurité routière…

 

Tout ceci nous rappelle furieusement le fameux Miniver (le ministère de la vérité dans le roman de Georges Orwell, « 1984 », en fait un ministère de la propagande, selon le principe de la « double pensée ») qui travestit la vérité objective pour la transformer en… vérité officielle et indiscutable !

Sécurité routière 1

Alors journaliste à l’Automobile Magazine, je me souviens d’un Georges Sarre, secrétaire d’Etat socialiste aux transports entre 88 et 93, qui avait répondu à mon apostrophe sur l’absurdité, et surtout la fausseté de la politique répressive sur la route : « Vous avez peut-être raison, mais vous pouvez me raconter ce que vous voulez. Moi, j’adore les embouteillages. Au moins, pendant ce temps-là, les voitures sont à l’arrêt. Et elles ne risquent pas de faire des accidents et des morts ». CQFD ! La parfaite illustration d’une politique sécuritaire à courte vue, qui cherche à tout prix des résultats immédiats, au mépris d’une analyse tant soit peu sérieuse des vraies raisons de l’insécurité routière, induisant des stratégies qui ne peuvent produire des effets qu’à longue échéance…

Sécurité routière 7

Et sur le coup, j’avais imaginé, et je rêve encore aujourd’hui, de pousser le raisonnement jusqu’à son ultime, jusqu’à l’absurde. Qu’on me nomme demain ministre ou secrétaire d’Etat en charge des transports, et donc de la sécurité routière. Et je vous garantis que j’obtiens très rapidement un bilan « zéro mort, zéro blessé » auprès duquel l’actuel pouvoir, fondé sur la « tolérance zéro » pour tout le monde, sauf pour qui vous savez (un certain président de la République qui interdit la circulation sur une autoroute dans les deux sens aux citoyens lambda pour foncer à tombeau ouvert en toute impunité), serait taxé d’incompétence insigne. Vous savez comment ? Je vais vous le dire : j’instaure illico une limitation de vitesse à zéro km/h ! Vous avez dit absurde ? Vous n’avez pas tort. C’est absolument absurde ! Mais les statistiques me donneront raison. Zéro kilomètre/heure : zéro mort ! Vous n’êtes pas contents ? Circulez, y a rien à voir : j’AI raison, puisque les statistiques me donnent raison, non mais alors !

Sécurité routière 3

A y regarder de plus près, ces belles et séduisantes statistiques ne tiennent évidemment aucun compte du progrès des automobiles en matière de sécurité active (ABS, ESP et autres) et passive (protection des passagers en cas de choc), auxquels travaillent tous les constructeurs avec acharnement.

 

Aucun compte des progrès faits en matière de réseau routier au fil des ans (encore que l’Etat s’est défaussé depuis quelques années de ses responsabilités en la matière sur les collectivités territoriales).

 

Aucun compte de la compétence dispensée (et qui devrait être réellement exigée) aux postulants à la conduite, réduite à sa plus simple expression, en nivelant le niveau par le bas, sous le fallacieux prétexte que le permis de conduire, réduit au rang d’un certificat d’études symbolique, serait un droit « quasi démocratique », donc délivré à tout le monde et n’importe qui…

 

Aucun compte, donc, du fait que tous les automobilistes ne sont pas égaux en compétence et en savoir conduire, en fonction de l’âge d’abord (en première ligne : les jeunes. Qui, si ils parviennent à survivre à leurs premières années de pratique, pourront progressivement compter sur une expérience forgée au péril de leur vie, puisqu’on ne leur a rien appris de sérieux au permis, pour un prix exorbitant), en fonction ensuite des formations que certains d’entre eux ont acquis de leur propre initiative dans des écoles de pilotage…

 

Aucun compte non plus de la discrimination par l’argent, qui réserve l’accès aux autoroutes (payantes) aux plus aisés, là où justement la circulation est la plus sûre… statistiques à l’appui (230 morts seulement sur les quelques 4 000 répertoriés au total !).

 

Aucun compte encore du fait avéré que les autres raisons majeures des morts sur la route sont l’alcool et les drogues diverses, l’assoupissement et la distraction (dormez au volant, ne vous inquiétez de rien, la police et la gendarmerie veillent sur votre sécurité), le téléphone au volant. Mais comme toujours : haro sur la vitesse, et rien que sur elle !

 

Aucun compte surtout que l’Allemagne (vous savez ? Ce pays barbare et à peine civilisé où la vitesse est libre sur des autoroutes gratuites), forte de 82 millions d’habitants (contre seulement 64 millions chez nous) a des statistiques de mortalité à peines supérieures aux nôtres dans l’absolu (4 477 morts contre 4 275 en 2008) sur l’ensemble de son réseau, et surtout un taux de mortalité sur autoroute (à vitesse libre, encore une fois, et avec un taux de circulation infiniment plus intense !) de 4,1 tués par milliards de véhicules/kilomètres, contre 5,4 en France…

Sécurité routière 4

En voilà donc, des statistiques. Irréfutables, celles-là ! A moins de faire preuve de la plus totale mauvaise foi, celle dont fait preuve un « responsable » politique, quelle que soit sa couleur, dont la durée de vie moyenne à son poste est de deux ans, et qui doit exciper de « résultats » immédiatement, pour persuader le bon peuple que si on lui fait du mal, c’est pour son bien, et qu’il est un bon gouvernant, soucieux de la sécurité de ses citoyens/électeurs. Au risque, finalement, de l’irresponsabilité.

 

Pluie-de-points.jpgAlors oui, le nombre de morts sur la route ne cesse de baisser, c’est une très bonne chose, et personne n’y trouvera à redire, évidemment. Mais qu’on cesse enfin d’apporter des mauvaises réponses à de vraies bonnes questions.

 

Un petit clin d’œil pour finir… Savez-vous, dans ce bilan flatteur, quelle est la seule catégorie d’usagers dont les statistiques sont malheureusement en hausse ? Les… cyclistes ! Va falloir penser à les radariser aussi, ceux-là. Et surtout les envoyer chez l’ophtalmo pour vérifier si ils ne sont pas daltoniens, tant il semblent incapables de distinguer un feu rouge d’un feu vert, vous avez remarqué ?

 

Pour reprendre la conclusion de la feuille de propagande de la Sécurité routière : flashons sur les idées reçues ! Oui : justement…

 

Jean-Michel Cravy

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