Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:29

Volkswagen Coccinelle 18Officiellement, en France, la « new » New Beetle (mais non enfin quoi : Beetle tout court on vous l’a déjà dit !) s’appellera… Coccinelle. Ailleurs, ce sera, selon les pays, Käfer, Vocho, Fusca, Maggiolino ou encore… Beetle.  Enfin, ça sera comme vous voulez. Parce que votre Coccinelle à vous, vous pourrez même la sigler… Volkswagen si ça vous chante ! Ou pas du tout. Et la personnaliser à votre gré…

Par Jean-Michel Cravy

 

Volkswagen Coccinelle 22C’est énervant quand même… Le service presse de Volkswagen France avait eu la charmante et judicieuse idée de nous présenter son dernier bébé à Liverpool, la patrie, comme chacun sait, des Beatles. Beetle, Beatles, vous voyez l’allusion ?

 

beatles-abbey-roadSurtout si l’on se souvient de la fameuse pochette de leur disque Abbey Road, où les quatre chevelus traversaient la rue avec une… Cox blanche (la vraie, la première) en décor de fond impromptu, garée à cheval sur le trottoir. Même si c’était à Londres, on n’allait pas chipoter, hein ? Et puis patatras : le service marketing avait lui décidé à peine quelques jours avant que la nouvelle Beetle (à ne pas confondre avec l’ancienne New Beetle qu’elle remplace –vous suivez ?) ne s’appellerait pas Beetle en France, mais finalement… Coccinelle !

 

Volkswagen Coccinelle 21Du coup, la fine apparenté phonétique entre Beetle et Beatles tombait à l’eau. C’est ballot, hein ? Pour autant, on ne vous cachera pas qu’on n’a quand même pas boudé notre plaisir. On a visité le musée que cette bonne vieille (et moche) ville de Liverpool a pieusement consacré à ses enfants terribles. On est descendu dans un hôtel entièrement dévolu au culte des « quatre garçons ». On a même passé une soirée à la Cavern, la fameuse cave voûtée où les Beatles (et bien d’autres aussi, comme les Rolling Stones) ont fait leurs gammes. Bref, un déplacement fort sympathique, où la nostalgie le disputait avec la vie qui va, et qui suit son cours, inéluctablement.

 

Au fait… On voulait vous parler de quoi ? Ah oui : de la nouvelle Beetle ? Pardon : de la toute nouvelle Coccinelle, puisque tel sera son nom en France !

Volkswagen Coccinelle 13

De la Beetle qu’elle remplace après treize ans de bons et loyaux services, on peut dire qu’elle aura fait une carrière honorable, mais quand même en demi-teinte. Elle s’est diffusée à un peu plus de deux millions d’exemplaires, ce qui n’est pas rien, mais essentiellement aux USA, où elle correspondait idéalement à la deuxième voiture des foyers américains happy few, l’aspect décalé « rétro-nostalgique » en plus. En Europe, et plus particulièrement en France, la Beetle avait nettement moins convaincu. Non pas tant par le style néo-rétro qu’elle avait inauguré, et qui a bien fait florès depuis (voir la Mini !). Mais par un côté pratique nettement moindre qu’une Golf par exemple, dont elle dérivait étroitement, et surtout par des tarifs bien trop ambitieux, et finalement rédhibitoires… Certains ont pu également lui reprocher son caractère un peu trop efféminé, mais c’est après tout une affaire de goût, n’est-ce-pas ?

Volkswagen Coccinelle 19

Justement, la nouvelle Coccinelle, malgré son patronyme qui ne l’est pas moins, efféminé, affiche une livrée nettement plus masculine. Le style général y est, toujours conforme à une interprétation moderne de la Cox historique, mais dans une exécution plus masculine. Les hanches sont plus pleines, plus marquées, la silhouette plus trapue. Les dimensions ont cru de manière importante (84 mm de plus en largeur, 152 mm de plus en longueur) tandis que la Coccinelle est légèrement moins haute que la Beetle.

Volkswagen Coccinelle 20

Les proportions, bâties sur un empattement augmenté à 2,54 mètres, ont donc considérablement changé. Le pare brise, plus droit, est plus reculé, la ligne de toit plus tendue et s’arrondit plus loin sur l’arrière. Du coup, l’habitabilité a considérablement gagné, en particulier aux places arrière, qui ne sont plus aussi symboliques qu’avant, tandis que le coffre passe carrément de 214 à 310 dm3, soit une valeur plus que satisfaisante. Enfin ! Dommage que les sièges arrière ne permettent pas d’obtenir un plancher parfaitement plat quand on les rabat. Ce sera peut-être pour la prochaine génération…

Volkswagen Coccinelle 04

Dans l’habitacle, c’est un joyeux mélange de rétro bien tempéré par un coup de crayon très actuel. Le combiné instruments s’inscrit sous une casquette aux lignes souples, les diverses commandes, y compris celles qui ornent le volant, sont parfaitement organisées. Comme dans une… Golf. Mais la façade de la planche de bord, néo-rétro oblige, se paie le luxe, côté passager, d’une « boîte à gants » qui rappelle celle de la Cox des origines, dont la contenance est très symbolique. La « vraie » boîte à gants, elle, est en dessous, discrète, effacée… Et puis, comme il se doit (à l’instar de la Mini, la Fiat 500, la Citroën DS3), la nouvelle Coccinelle ne pouvait éviter un revêtement de façade laqué, qui nous change des planches de bord « tout plastique ». Laqué noir sur la version de base (Coccinelle), couleur carrosserie sur la finition Vintage, ou pseudo carbone sur les versions Sport.

VW-Beetle-Intérieur2

L’originalité par rapport à ses concurrentes en néo-rétro, c’est que ces parements laqués se prolongent sur les hauts de portes avant… et jusqu’à l’arrière ! De sorte que si l’on se choisit une Coccinelle Vintage blanche, ou jaune, on aura droit à des rappels en plastique laqué blanc, ou jaune, jusqu’aux épaules des passagers arrière. Du plus bel effet… Et dire qu’on aura bataillé des décennies durant pour enfin se débarrasser des intrusions de tôles peintes dans l’habitacle en les cachant sous des revêtements de plastique noir ! L’histoire n’est qu’un éternel recommencement… Et au fait, le fameux soliflore qui faisait l’originalité de la Beetle, où est-il ? Disparu ? Pas tout à fait. Il n’est plus fourni de série, mais on pourra le retrouver, en option, dans le programme de personnalisation prévu pour cette nouvelle Coccinelle.

Volkswagen Coccinelle 12

Côté dynamique ? Programme de virilisation oblige, la Coccinelle est d’emblée proposée dans une version sportive, motorisée par un 2 litres essence à injection directe et turbo, le 2.0 TSI, dans une exécution 200 chevaux, rien de moins. Associé obligatoirement à une boîte robotisée DSG à six rapports. On peut même se l’offrir en blanc avec un stripping de bas de caisse dont le sigle « turbo » rappelle furieusement celui d’une certaine… Porsche Carrera RS 2.7. Les initiés apprécieront.

Volkswagen Coccinelle 11

Les performances sont bien entendu au rendez-vous, suffisantes dirons-nous (7,5 secondes pour faire un 0 à 100, 223 km/h en pointe), avec une consommation non négligeable, évidemment, quand on prétend en tirer toute la moelle. Sur le plan de la tenue de route, on ne dira rien de très pertinent, compte tenu de nos conditions d’essai (des routes anglaises aux contreforts du pays de Galles bien grasses et bien détrempées, spécialement glissantes), mais on n’a guère de souci sur le fond, sachant que les trains roulants de la Coccinelle sont repris de ceux de la Golf VI. On sera moins tendre avec la boîte DSG6, qui hésite trop souvent entre le trop et le trop peu dans sa gestion des rapports, même quand on s’essaie à la piloter aux palettes.

 

Nous avons aussi eu l’occasion d’essayer une version nettement plus sage, avec son 1.2 TSI (injection directe et turbo aussi) de 105 chevaux seulement. Si, bien entendu, les performances sont moins ébouriffantes dans l’absolu, cette version ne nous a pour autant pas paru réellement sous motorisée. Et une Coccinelle ainsi gréée s’insère sans problème dans le trafic ambiant. Suffisante… Au cas où, une version intermédiaire (1.4 TSI 160 chevaux) est également proposée. Ainsi que l’inévitable version diesel, pour les accros au mazout (1.6 TDI 105 chevaux).

Volkswagen Coccinelle 17

Côté tarifs, Volkswagen a retenu la cuisante leçon de la précédente génération. Bien plus moderne, bien mieux motorisée, bien mieux équipée, la nouvelle Coccinelle est aussi nettement moins chère que sa devancière. Le tarif d’accès de la version de base (1.2 TSI « Coccinelle », dotée d’un volant cuir, mais dépourvue de climatisation, et affligée de jantes en acier 16 pouces à enjoliveurs) est en effet sous les 17 000 €. Et pour 2 400 € de plus, la version Vintage, qui a notre préférence, s’affiche donc à 19 390 €, avec tous les équipements de base nécessaires (à l’exception incompréhensible de l’allumage automatique des feux), montée en option avec des jantes alliage 18 pouces dont les flaques rappellent furieusement celles en tôle emboutie de la Cox des origines ! So nostalgic…

J.-M. C.

 

Volkswagen Coccinelle 03Caractéristiques techniques

Dimensions (L/l/h) :                            4,28/1,81/1,48 m

Empattement :                                    2,54 m

Voies AV/AR :                                     1,58/1,54 m

 

Tarifs

1.2 TSI 105 (5,9 l/100, 137 g/km CO2, bonus neutre)        

Coccinelle : 16 990 €          Vintage : 19 390 €

1.4 TSI 160 (6,6 l/100, 153 g/km CO2, malus 200 €)

Vintage : 22 640 €                  Sport : 23 480 €

2.0 TSI 200 (7,7 l/100, 179 g/km CO2, malus 750 €)

Sport : 27 930 €                  White Turbo : 29 330 €                  Black Turbo : 28 880 €

1.6 TDI 105 (4,5 l/100, 119 g/km CO2, bonus neutre)

Coccinelle : 19 910 €         Vintage : 22 310 €

Partager cet article

Repost 0
Published by Jean-Michel Cravy - dans Essais allemandes
commenter cet article

commentaires

Salles de Sport Lyon 23/12/2011 11:32

C'est fou comme cette voiture ne vieillit pas dans les coeurs, toujours un plaisir de la revoir, la coccinelle... surtout qu'elle va signer un retour fracassant étant plus accessible
financièrement.

Auto Panorama, C'est Qui ?

  • : autopanorama.info
  • autopanorama.info
  • : Toute l'actualité automobile ! Les derniers essais, les nouveautés, les concept cars, les dernières nouvelles économiques. Et de nombreux bonus (vidéos, histoire...)
  • Contact

auto panorama, c'est quoi ?


Auto Panorama est un nouveau site d’information de l’actualité automobile, réalisé et dirigé par un essayeur spécialisé qui a exercé ses talents pendant plus de vingt ans dans les rédactions les plus prestigieuses (l’Automobile Magazine, l’Auto Journal, VSD et beaucoup d’autres).

" Eh oui, vingt ans déjà que je lime le bitume sur toutes les routes et les circuits du monde, au volant de toutes les voitures de production, de sport et même de compétition...
Aujourd’hui, j’ouvre avec vous un nouveau chapitre, sur internet cette fois, toujours avec la même rigueur, toujours avec la même passion, malgré ces temps difficiles. Mais tant qu’il y aura des hommes pour aimer voitures…
Ici, vous trouverez tous les derniers essais, toutes les nouveautés, les concept cars, tout ce qui fait une actualité riche, foisonnante, passionnante…
Alors, vous montez avec moi ? "


Jean-Michel Cravy

Recherche

Le plein de videos

Le plein de vidéos intéressantes, amusantes, excitantes...
C'est ici !

Archives