Tout le monde connaît la légende de Nessie, ce monstre improbable qui hanterait un lac de la mystérieuse Ecosse. Eh bien chez nous c’est pareil. A intervalles réguliers
réapparaît le fantôme d’Alpine, immergée dans les eaux profondes de Renault. Il paraîtrait qu’on en a aperçu un nouvel avatar du côté de Monaco. Mais à quand une vraie résurrection sur les routes
du Monte Carlo ?
Par Jean-Michel Cravy
Alpine, c’est la triste histoire d’une marque de sport française artisanale, créée avec la passion chevillée au corps par Jean Rédélé, championne du monde des rallyes en 1973, rachetée dans la foulée et progressivement euthanasiée par Renault. Qui depuis porte comme un fardeau le poids de sa faute. Et tente à intervalles réguliers de ressuciter la marque défunte. En vain, toujours en vain. Faute d’une véritable volonté, faute d’une véritable culture, faute d’une véritable envie...
Il y a peu encore, Carlos Ghosn, le grand patron du groupe multinational Renault/Nissan/Samsung/Lada, nous avais alléchés avec un projet de Berlinette Alpine basée sur une Nissan 370Z, avec naturellement un V6 disposé en central arrière. Bien vu, et pas très compliqué à réaliser. Sauf que ça aurait coûté trois francs-six sous, qui n’auraient pas pu être versés aux avides actionnaires de cette ex Régie jadis Nationale...
Et puis, récemment nommé à la tête de la marque Renault, un autre Carlos, Tavarès celui-là, avait affirmé son attachement à la culture et à l’histoire de la marque, et particulièrement son palmarès en compétition, auquel Alpine n’avait pas peu contribué, c’est le moins qu’on puisse dire. Tous les espoirs étaient donc permis.
Aussi, quand profitant du glamourous GP de F1 de Monaco, qui n’est pas si loin du Festival de Cannes et de ses paillettes people, Renault nous a annoncé un « concept-car » Alpine A110 pour fêter les 50 ans de la fameuse Berlinette, piloté sur le circuit par Carlos Tavares himself, vous pensez bien qu’on a frétillé. Enfin la voilà, l’héritière tant attendue depuis des lustres ?
Eh bien... non ! Hélas... Parce que cette A110-50 Concept n’est qu’un concept car, un de plus, et rien d’autre. Bricolé à la hâte sur un châssis tubulaire issu de la Mégane Trophy de compétition. Doté d’un V6 3.5 « Renault by Nissan » titrant quelque 400 chevaux certes, avec boîte séquentielle de course, et tout et tout. Habillé d’une robe dessinée par Messieurs Yan Jarsalle et Axel Breun, sous la houlette du patron du design Renault, Laurens van den Acker, qui poursuit la déclinaison de son premier manifeste esthétique : la DeZir...
Bien ! On pourra toujours gloser sur les trucs et tics stylistiques de la bestiole, ses faux « longue portée » à leds jaunes pour faire comme « dans le temps », et autres discours sur la couleur bleu Alpine revisitée et modernisée... Jolie, pas jolie ? La question n’est pas là.
La question est : où est la nouvelle Berlinette Alpine dans ce concept-car ? Nulle part. Imaginons que cette A110-50 soit un jour transposée dans la production, ce qui n’est pas demain la veille... Combien ça coûterait, une machine de 400 chevaux ? Le prix d’une Ferrari ? Hors, l’esprit de la Berlinette de Rédélé, ce n’était pas ça. Pas la course à l’armement, et partant la course aux tarifs stratosphériques que le constructeur français perdrait d’avance. L’A310 puis l’A610, en leur temps, s’y étaient déjà cassé les dents.
L’esprit de la fameuse Berlinette de si belle mémoire, c’était une auto ultra-légère qui compensait une mécanique rustre et basique, issue de la grande série. Tiens, par exemple et au hasard, l’actuel deux litres 200 chevaux d’une Clio RS ferait bien l’affaire pour une véritable Alpine new look. En mode propulsion, naturellement... Mais dans une caisse légère, comme celle d’une Lotus Elise.. ou d’une Berlinette Alpine A110. La vraie ! C’est si compliqué à comprendre, ça ?
Et une fois que ce proto à
peine déguisé – certainement très excitant à piloter, n’est-ce pas Monsieur Tavares ? - sera rangé et oublié dans le fond d’un hangar, quand est-ce que les dirigeants de Renault cesseront de
jouer avec des fantômes, et nous offriront enfin une Alpine. Une vraie, pas juste un fantasme d’un jour pour gogos amateurs de réalité virtuelle...
J.-M. C.
Cet article vous est proposé en partenariat avec les rubriques
BMW occasion et Peugeot occasion du site automobile.fr

L’invitation à
conduire une Jaguar de 550 chevaux, ça ne peut évidemment pas se refuser. Qui nous jetterait la première pierre ? Surtout quand elle vient de Pirelli, le fournisseur attitré des pneus de
Formule 1...
Proposé à des propriétaires de
modestes « pompes à feu » du style Ferrari F430, 458 Italia, 599 Fiorano, Maserati Quattroporte, Lamborghini Aventador, et même une rare
McLaren MP4-12C, une tout aussi improbable
Ford GT dans une livrée « GT40
Gulf », ou encore de belles « anciennes » comme une Aston Martin DBS V8, sans compter quelques minuscules et agiles Lotus Elise. Excusez du peu. Et vous savez quoi ?
Elles étaient 80 à répondre à l’appel pour cette première, soit 160 « concurrents » qui étaient venus au rendez-vous de Pirelli à Versailles, juste en face du château que vous savez.
Et puis la nuit est tombée,
doucement. Inutile de vous dire que malgré nos efforts, on n’a pas été les meilleurs en termes de régularité. Ça vous étonne ? Surtout qu’il a fallu faire très attention à la conso sur les
derniers kilomètres en vue de Lisieux, puis de Deauville, après avoir fait une étape sympa dans un improbable village de Normandie (Damville, vous connaissiez ?) déjà presque assoupi, et
réveillé par des grondements de bêtes fauves. C’est que ça bouffe, un doberman de 550 ch ! On ne sait pas comment ont fait les autres, mais nous, on a dû sérieusement lever le pied pour
finir, et se coucher à pas d’heure. Après avoir fait la fête tous ensemble, comme il se doit...
C’est sûr, va
falloir remettre ça, pour vérifier tout ça. L’année prochaine ? Parce que c’est sûr, ils vont tous revenir... ou bien tâter des journées Pirelli Experience, histoire d’ébrouer leurs belles
GT sur circuit et tester les limites des P Zero.

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