La C3 cru 2009 devrait se tailler un franc succès aux Pays-Bas, ce pays où l’on ne met pas de rideaux devant ses fenêtres : les Hollandais n’ont, paraît-il, rien à cacher… Et ça tombe bien, la française a ce qu’il faut pour les convertir à sa cause quand elle s’équipe de son déjà fameux pare-brise panoramique. L’optionnel article fait couler beaucoup d’encre, mais la nouvelle citadine « made by Citroën » ne saurait se réduire à si peu.
Par Jean Bourquin
Car, oui, certes, Citroën axe
l’essentiel de sa communication sur ce « grand écran 16/9e ouvert sur le monde ». Mais quand même, derrière le pare brise, il y a aussi une nouvelle voiture…
Le constructeur, au demeurant, pratique le changement dans la continuité avec célérité, sur le plan physique du moins. De fait, la nouvelle C3 garde son profil de
2CV des temps modernes et sa compacité. La formule, jusqu’à présent, était gagnante.
Passons sur le style, même si, à l’évidence, Citroën y a consacré beaucoup de temps et d’argent. Plus personnelle que sa devancière, plus travaillée aussi, jusque dans les moindres détails (en témoigne la ceinture de caisse savamment torturée, à la manière de la C4 Picasso), la C3 2009 tranche sur le commun de son espèce, la forme arquée de son pavillon aidant.
C’est l’effet recherché, on l’aura
compris, l’argument ayant son poids à l’heure où le design compte parmi les premières motivations d’achat. De ce côté-là, le Français Jean-Pierre Ploué n’a pas raté son coup. Il a également pris
soin de ne pas gonfler sa citadine à l’hélium, et c’est tant mieux. D’une génération à l’autre, la C3 a, certes, gagné 9 cm en longueur, ce qui n’est pas rien, mais se tient toujours en deçà des
4 mètres. Ses 3,94 m la situent, de fait, loin des 207 et Clio, et à hauteur des Fiesta et autre Hyundai i20. Bref, la Citroën garde la vertu principale d’une citadine, à savoir sa
compacité.
Point trop n’en faut dans cette famille automobile, d’autant que, dans l’affaire, la C3 a le grand mérite de perdre du poids. 24 kg très exactement quand elle s’équipe du diesel 1.6 HDi de 90 ch, soit 1 080 au total. Un chiffre à comparer aux 1 214 kg de la Peugeot 207 animée par le même moteur pour en mesurer toute l’importance vitale, sur le plan dynamique en premier lieu – et à la pompe… Nous le verrons par la suite.
En attendant, et c’est bien dommage pour qui espérait un volume habitable plus généreux, l’empattement reste, à quelques millimètres près, le même – 2,466 m par
souci de précision. Comme avant, donc, l’habitabilité aux places arrière est mesurée, et la fréquentation de ces lieux est toujours fortement déconseillée aux grandes gigues.
De même, le coffre ne gagne pas un
décimètre-cube de plus. Il en perd même 5, et la soustraction s’établit à 300 dm3 tout ronds. Ces choses dites, les rivales de même taille que la française ne font pas mieux. Las, et comme
auparavant, la malle de la C3 est flanquée d’un immense rebord (rigidité oblige…), lequel porte le seuil de chargement à des hauteurs himalayesques et complique l’accès audit coffre. Fort
heureusement très logeable, en raison de ses formes régulières.
Au premier bilan d’étape, il y a donc beaucoup de continuité dans le changement. En fait, ce n’est pas si vrai que ça. Premièrement, Citroën a eu la bonne idée de repousser le plus en avant possible la boîte à gants, dite intrusive, histoire de libérer un espace conséquent pour les jambes du passager. Lequel, par pure charité chrétienne, aura dès lors tout le loisir d’avancer son siège pour agrandir l’espace vital de la personne placée derrière lui. Les grandes gigues susmentionnées apprécieront le geste.
Il y a mieux. En ce qui concerne les
matériaux utilisés, Citroën a, manifestement, fait appel à d’autres fournisseurs. Le fait est, les matières moussées abondent et les plastiques rigides restants offrent un aspect valorisant. Et
au premier coup d’œil, les assemblages paraissent soignés. En clair, la C3 ne se couvre plus de honte au chapitre de la finition, désormais spécialement flatteuse, surtout quand elle est
présentée avec une sellerie cuir. Optionnelle évidemment.
De même fait-elle valoir une nouvelle
instrumentation plus simple et plus intelligible que la précédente. Retour à de « bêtes » compteurs, au nombre de trois et par ailleurs joliment dessinés. Logiquement organisée, la
console centrale n’appelle pas, elle non plus, de commentaires acides. Enfin, la position de conduite, un peu haute à notre goût, s’ajuste au plus près et les sièges offrent un solide maintien.
Voilà pour les bons points, à peine contrebalancés par des ceintures qui ne se règlent pas en hauteur et des sièges difficiles à régler avec précision en inclinaison. Question : une molette,
ca coûte plus cher qu’un levier ?
Quoi qu’il soit, et à ces réserves près, la C3 sait accueillir, et c’est encore mieux avec le fameux pare-brise panoramique dit Zénith. Pour faire court, façon de parler, la chose empiète largement sur le pavillon, jusqu’à surplomber la tête des passagers avant. Cette immense baie vitrée courbée peut, bien sûr, s’occulter sur sa partie supérieure quand le soleil tape fort, le miroir de courtoisie, le plafonnier et les poignées faisant les frais de l’opération. Des désagréments mineurs comparés au champ de vision, à la luminosité et à l’impression d’espace fournis, sans commune mesure avec ce qu’offre un pare-brise classique.
C’est ce qu’on appelle un joli coup marketing, lequel est livré en option – 400 € - à partir de la finition Confort et en série sur la livrée huppée Exclusive. Pourquoi s’en priver ? Surtout qu’il va être bien difficile au futur acquéreur d’une C3 de savoir à quoi elle ressemble sans la fameuse option panoramique. Figurez-vous qu’aucun journaliste n’a pu en voir une en vrai sans cet omniprésent accessoire, et qu’aucune photo ne circule ! Circulez, y a rien à voir ! C’est ce qui s’appelle une option quasi obligatoire, à la limite de la vente forcée, vous ne trouvez pas ?
Bref ! En action, la nouvelle C3 a fait de gros progrès. La fiche technique, pour commencer, signale que l’auto est plus large que sa devancière – 1,73 m, contre 1,67 m précédemment – et qu’elle repose donc sur des voies en rapport. Il est également question d’un « nouveau train arrière à traverse déformable », d’après le dossier de presse, et l’addition donne une petite auto qui s’accroche à la route sans faire de siennes.
On ne lui demande rien de plus, avec, en cadeau bonus, une impression de légèreté et une vivacité qui la rendent très sympa à vivre au quotidien. La chasse aux kilos, c’est clair, est bénéfique. La direction, légère, solidement centrée et informative, est dans le ton, et au bout du compte, on ne s’ennuie pas derrière le volant de la C3.
Encore faut-il ne pas se montrer trop exigeant côté confort. C’est certain, la nouvelle mouture est plus prévenante que la précédente, mais il faut bien le dire, le modèle part de loin en la matière. On est passé de « très » percutant à « moyennement » percutant… Reste qu’il y a toujours des percussions, accompagnées d’une insonorisation sujette à caution. Bruits d’air et de roulement ne se laissent pas ignorer. Notre voiture d’essai, nous devons l’avouer, chaussait l’optionnelle monte pneumatique de 17 pouces (et encore une option, une !), certes accrocheuse mais tueuse de confort. L’intérêt de le chose reste, du coup, à démontrer.
Le moteur, pour terminer, fait son
travail sans rechigner à la tâche. Ce diesel 1.6 HDi de 90 ch a de l’entrain, dès les bas régimes, c’est à noter, et relance vigoureusement la légère C3. Contrat rempli, mais, patatras, le voilà
associé à l’antédiluvienne boîte mécanique que le groupe PSA refourgue à chaque nouveau lancement sans penser, un jour, l’envoyer aux oubliettes. Au demeurant, les cinq rapports sont correctement
étagés, mais la commande souffre de son imprécision et de ses verrouillages laxistes. Ça commence à lasser.
A l’heure de payer l’addition, retenez que la C3 ne concourt pas parmi les voitures « low cost ». Elle se vend à bon prix, sans grosse lacune du côté de sa dotation, il est vrai. Encore que facturer l’ESP en sus, au jour d’aujourd’hui, le geste n’est pas très élégant. A part ça, la C3 1.6 HDi 90 consomme 4,3 l/100 km et rejette du CO2 dans l’atmosphère à raison de 110 g/km. Le meilleur était pour la fin, donc.
J. B.
Les chiffres clés
Citroën C3 1.6 HDi 90
Moteur : 4 cyl., turbo
Cylindrée : 1 560 cm3
Puissance : 90 ch à 4 000 tr/mn
Couple : 215 Nm à 2 000 tr/mn
Transmission : aux roues avant
Boîte de vitesses : mécanique à 5 rapports
Longueur x largeur x hauteur : 3,94 x 1,73 x 1,52 m
Empattement : 2,46 m
Poids : 1 080 kg
0 à 100 km/h : 11 s.
Vitesse maxi : 180 km/h
Conso. extra urbaine / urbaine / mixte : 3,7 / 5,3 / 4,3
Rejets de CO2 : 110 g/km
Bonus : 700 €
La gamme
Essence
1.1i : 60 ch ; 155 km/h ; 5,9 l/100 km ; 137 g/km. Attraction : 12 950 €
1.4i : 75 ch ; 163 km/h ; 6,1 l/100 km ; 140 g/km. Attraction : 13 450 € ; Confort : 15 350 €
1.4 VTi : 95 ch ; 184 km/h ; 5,8 l/100 km ; 134 g/km. Confort : 15 950 € ; Exclusive : 17 650 €.
1.6 VTi : 120 ch ; 190 km/h ; 6,9 l/100 km ; 158 g/km. Exclusive : 18 250 €
Diesel
1.4 HDi : 70 ch ; 163 km/h ; 4,2 l/100 km ; 110 g/km. Attraction : 15 000 € ; Confort : 16 900 € ; Exclusive : 18 600 €.
1.6 HDi 90 : 90 ch ; 180 km/h ; 4,3 l/100 km ; 110 g/km. Confort : 18 000 € ; Exclusive : 19 700 €.
1.6 HDi 110 : 110 ch ; 190 km/h ; 4,4 l/100 km ; 115 g/km. Exclusive : 21 100 €.

Bâti sur une
plateforme de Série 3 Touring, le X1 ressemble à une grosse Série 1. Long capot, mufle agressif aux gros naseaux frémissants, tout y est. Plus tendance « break » que « 4x4 »
comme peut l’être le X3, le petit dernier n’en est pourtant pas si éloigné côté taille. Avec ses 4,45 mètres de long, il ne lui rend qu’une douzaine de centimètres. Au risque de provoquer
l’hésitation au moment de passer à l’acte d’achat. Il faut dire que le remplaçant du X3 sera, lui, de taille plus imposante. Mais autre différence… de taille, le X1 est plus bas que le X3 de…
douze centimètres ! Pas de doute, on ne pourra pas les confondre…
A
l’intérieur, on retrouve l’ambiance typiquement BMW, déclinée dans toutes les gammes, de la modeste Série 1 à l’aristocratique Série 7 : quasiment la même planche de bord, à quelques nuances
près, une présentation toujours soignée mais un peu austère, du moins dans les finitions de base.
Pour être
précis, le X1 tel qu’il est commercialisé depuis la fin octobre n’est proposé qu’en deux versions essentielles, le turbodiesel 20d de 177 chevaux en version sDrive (propulsion donc, associée à
une boîte manuelle 6 rapports), et le turbodiesel 23d de 204 ch, en version xDrive à transmission intégrale, et boîte auto, également à 6 rapports. Auxquelles s’ajoute le six cylindres essence
xDrive28i de 258 ch boîte auto, dont la carrière sera forcément très marginale, avec des tarifs oscillants entre 42 950 et 47 350 €, sans compter un malus écolo de 1 600 €. A la fin de l’année
viendra s’ajouter le petit quatre cylindres diesel 18d de 143 chevaux, soit en version sDrive deux roues motrices, soit en xDrive quatre roues motrices, qui permettra à la gamme X1 de démarrer
autour de la barre psychologique des 30 000 €.
bien servi par sa boîte Steptronic à laquelle on ne touche jamais, même
avec ses palettes au volant, se montre le plus dynamique. Et aussi la plus sûre, avec sa transmission intégrale, sur une route de col. Mais à vrai dire le déjà bien connu 20d, servi lui par une
boîte manuelle, ne lui cède pas grand chose. Et si cette propulsion se révèle plutôt… sous-vireuse, les nombreuses aides à la conduite lui permettent de ne jamais être mise en difficulté. Le
confort de roulage est du genre assez ferme, avec pour contrepartie un roulis bien maîtrisé, pour offrir un plaisir de conduite, en toute sûreté, digne de la tradition de la marque.
Dans la foire d’empoigne qu’est le secteur des familiales compactes, évidemment dominé par les « majors » européennes, la coréenne s’efforce de répondre
efficacement aux attentes des automobilistes occidentaux, en pratiquant une intelligente synthèse de leurs besoins.
Côté motorisations, si la Cee’d est proposée avec deux mécaniques essence (1.4 de 90 ch et 1.6 de 126 ch à boîte à variation continue CVVT), le plus gros de la clientèle se
portera, comme d’habitude, sur le diesel. A savoir un 1.6 CRDi en deux niveaux de puissance, 90 et 115 chevaux, un nouveau bloc
Tarifs Kia Cee’d
Avtovaz, le constructeur des trop célèbres Lada, serait au bord de la faillite. Ses ventes se sont effondrées de près de 50 % au premier semestre, suite à la crise qui a frappé le marché
russe depuis un an, mais aussi du fait de la concurrence de produits étrangers de bien meilleure qualité. Avtovaz, en cessation de paiement, est aux abois. Le constructeur de Togliatti a demandé
50 milliards de roubles (environ 1,1 milliard d’euros, sous forme d’obligations convertibles en action, auxquels devraient s’ajouter 950 millions d’euros pour financer un programme
d’investissement sur quatre ans) aux banques publiques russes, téléguidées par Vladimir Poutine, qui se font tirer l’oreille. Naturellement…
On
croyait l’affaire faite : Opel passerait sous le contrôle de l’équipementier canadien Magna (soutenu en sous-main par Poutine), General Motors gardant 25 % des actions du constructeur
allemand. Mais la Commission de Bruxelles, crispée dans son idéologie ultra libérale, tarde à donner son feu vert, sous le prétexte que l’aide publique, sous forme de garantie, de 4,5 milliards
d’euros avancée par Angela Merkel, aurait pu ne pas être attribuée à un autre repreneur. La signature de la vente est déjà repoussée d’une semaine. Au risque de voir le projet capoter et Opel
poussé à la faillite. La pire des solutions pour les 25 000 employés du groupe en Allemagne, même si Magna projette déjà de supprimer 1 700 des 7 000 emplois que compte le constructeur allemand
en Espagne. Ce à quoi s’opposent naturellement les syndicats ibères.
Evidemment, Land
Rover ne pouvait se contenter de si peu. Le système Terrain Response reçoit dorénavant un cinquième mode, dit « sable », lequel s’ajoute, donc, aux bien nommés « conduite
courante », « herbe/gravier/neige », « boue/ornières » et « rochers ». Grosso modo, l’article empêche les roues de patiner lors d’un démarrage sur sol meuble.
Effectivement, ça manquait.
Les chiffres
clefs
La
gamme
Certains constructeur européens, certes,
avaient depuis pas mal de temps affiché leur intention d’y venir (BMW, Volkswagen, pour n’en citer que quelques-uns). Parce que c’est une transition nécessaire vers l’après-pétrole, en attendant
mieux.
Au dernier Salon de Francfort, Mercedes a
présenté un prototype de Classe S hybride encore plus évolué.

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